dimanche 29 mars 2015

La psychanalyse conduit-elle à l'anarchie ?

(Paroles de Psy)

Une « éducation » réussie sera celle qui aura su proposer
les moyens d'émanci­pation pour échapper à la tutelle...
de l'éducateur... et de son autorité.

Éduquer, disait Lacan, est « impossible ».
C'est sur cet impossible, autant que sur les « impasses de l'enseignant » et sa capacité à tenir une place subjective, que l'éducation érige la réussite... (ou l'échec !) d'un futur incertain de l'apprenant, être humain en devenir, adulte, éclairé et libre. Par « enseignants », il faut entendre parents, profs, éducateurs, et autres éveilleurs de conscience...

Là où l'éducation a échoué dans son rôle émancipateur, la question se pose de savoir si la psychanalyse nous fait évoluer de l'inconscient chaotique et insociable vers le conscient structuré, domestiqué, dompté, maîtrisé, disci­pliné... ou bien vers une conscience libertaire ? 

La rumeur urbaine affirme que, à notre conscience structurée, s'oppo­se­rait un inconscient chaotique. Il peut paraître en effet séduisant de définir l’incons­cient comme anarchiste et de réduire la psychanalyse à un simple rôle de normalisation. En gros, une fois soigné, le révolutionnaire deviendrait soumis à l'autorité de la pseudo-démocratie. Avec Jacques Lesage de La Haye, anar­chiste militant, psychanalyste, écrivain, ancien taulard, on est invité à une réflexion un peu plus nuancée, au-delà des apparences et des idées reçues.

L’inconscient est en chacun de nous un univers de pulsions, de désirs, d'émotions, d'affects et de sentiments enfouis et refoulés qui semblent se jouer de toute règle sociale. Cet inconscient obéit à des principes de fonctionnement primaires qui échappent aux lois les plus élémentaires de la vie en collectivité.

Cela peut se traduire par « moi d'abord » ! Ou encore : « Je n'accepte aucun interdit ». Ensuite : « je veux tout, tout de suite, et tout le temps ». Enfin : « J'élimine tout ce qui se trouve en travers de ma route ».

Nous retrouvons un peu l'espèce animale, seulement plus élaborée, affirmée, pré-conscientisée ou verbalisée. Ce n'est pas cela que l'on appelle l'anarchie. Cette théorie politique implique l'auto­discipline, l'ordre, sans la hiérarchie et l'autorité qui en découle bien sûr, mais avec la gestion directe, qui est essentiel­lement collective et consensuelle.

Évidemment, l'inconscient fait preuve de violence, de colère, de révolte, d'esprit de contestation et même de subversion. Cela survient, lorsqu'il est frustré. Nous retrouvons bien là les immenses capacités de création, mais aussi de destruction de l'être humain. La pulsion de vie devient parfois malade, morbide, agresse autrui ou se retourne contre elle-même et s'automutile.

C'est ce qui a poussé Freud à croire en l'existence d'une pulsion de mort. Cela traduit surtout son pessimisme radical, alors qu'il s'agit seulement d'une évolution patho­logique de la pulsion de vie.

En tout cas, l'anarchisme ne se réduit pas à la violence, à la révolte, à la contestation et à la révolution. La violence peut-être raciste, la révolte religieuse intégriste, la contestation fasciste et la révolution marxiste-léniniste. Limiter l'anarchisme à ces critères revient à tomber dans le panneau classique où il n'est question que de désordre, de violence et de chaos. Ce schéma sert le pouvoir en place. Il suffit de lire ou d'écouter les journalistes et les hommes politiques, lorsqu'ils parlent d'anarchie.

L’inconscient, dans ce sens, n’atteint pas un niveau suffisant d’organisation, de conscience (et pour cause !), ni de prise en compte de la dimension collective, pour parvenir à des comportements réellement libertaires.

Pourtant, nous pouvons admettre que l'inconscient paraît libertaire, au sens primaire du terme qui implique le refus de toute contrainte. Mais nous savons bien qu'il s'agit là d'un cliché populaire ne correspondant en rien à la véritable définition de l'anarchisme. Il s'agit tout de même d'un projet de société faisant appel au sens le plus élevé de la responsabilité humaine, ce qui n'est le cas ni du communisme, ni du libéralisme, ni même de la social-démocratie. Ces sys­tèmes sont basés sur l'autorité, la con­trainte, et l'exploitation de l'homme par l'homme. La langue de bois et la phrasé­ologie idéologique leur servent d'alibi et de rideau de fumée.

Nous sommes bien là dans le principe de plaisir de l'élite au détriment du plus grand nombre. Le principe de réalité de l'anar­chisme ne privilégie personne et s'applique à produire le bien-être de tous, ou en tous cas de le favoriser.

Un dernier point reste à aborder : la psycha­nalyse, qu'elle soit exclusi­vement verbale, ou bien émotion­nelle et corpo­relle, vise à libérer l'individu de ses con­traintes intérieures et de ses inhibi­tions. Par ailleurs, elle nous amène à nous différencier de l'autre et donc à prendre son désir en considé­ration. Il ne s'agit plus de vouloir tout, tout de suite, et tout le temps. Le sujet devient donc libre et respectueux de la liberté d'autrui. Ce qui est profon­dément libertaire.

Les patients ne deviennent pas tous libertaires en fin d'analyse. Sans doute en raison de leurs limites personnelles, leurs inhibitions, et surtout à cause du respect insuffisant d'autrui. Mais bien plus encore par ailleurs, ne l'oublions pas, à cause de leur psychanalyste qui, tout à fait inconsciemment, leur aura transmis ses propres limites, théoriques, dogmatiques, philosophiques, politiques ou idéologiques.

Le psychanalyste, attentif à ne pas interrompre le processus d'éveil de son patient, lui permet d'aller jusqu'au bout de lui-même et de s'ouvrir pleinement à la vie. L’analysé sera désormais totalement libre et respectueux également de la liberté d'autrui. Il pourra même aller jusqu'à se sentir vraiment libre seulement si l'autre l'est aussi complètement. Cela ne signifie pas qu'il rencontrera les théories anarchistes sur son chemin. Mais son comportement sera, en réalité, profondément libertaire.


Parole de psy
Paul Dussert
Paul Dussert

mercredi 18 mars 2015

La « destinée manifeste » Un génocide ethnique au nom de Dieu

(La démocratie en question)
Par les trahisons répétées de nos élus,
depuis un demi siècle l'histoire de la France
est intoxiquée par celle de l'Amérique.
Pour en finir avec les tromperies des candidats,
il faut refuser les élections, toutes les élections.


Il était une fois... l'Amérique... et sa foi en Dieu... pour sanctuariser son projet hégé­mo­nique de conquérir le monde, pour le soumettre et imposer à tous les peuples un modèle de société unique, prétendu universel et supérieur à toutes les civilisations.

L'hypocrisie est aujourd'hui démasquée : sous couvert d'instaurer la paix sur la planète, les États-Unis d'Amérique nourrissent depuis toujours ce complot colonialiste, inscrit dans les gènes de l'Amérique depuis son origine.

L'histoire a commencé vers 1840 avec la conquête de l'ouest du continent nord- américain, devenu depuis les États-Unis d'Amérique.

Les déportations des Amérindiens ayant survécu aux massacres perpétrés par les unités militaires britanniques ont été justifiées par deux idéologies dominantes : la théorie de la « race supérieure » d'une part, et une théorie fumeuse avancée par les « pseudo-humanistes » d'autre part.

La théorie de la « race supérieure » prétend que les peuples « inférieurs » disposent de la terre pour une durée limitée (trust, dans le droit anglo-saxon), jusqu'à ce qu'une « race supérieure » arrive et s'en empare pour une meilleure productivité. Les humanistes défendent une autre théorie tout aussi saugrenue et insidieuse selon laquelle le déplacement des Indiens les éloignerait des mauvaises influences et les aiderait à préserver leur culture. Aucune de ces théories ne prend en compte le lien intime des Amérindiens avec leur terre, ni l'effet mortifère du déracinement social et physique. Par exemple, les tribus dépendaient d'animaux et de plantes locales, pour des usages alimentaires, médicinaux et culturels, qu'elles ne retrouvent plus dans la région où elles sont déportées.

La Destinée manifeste est la croyance que les États-Unis auraient reçu de Dieu la mission de dominer la région allant de la côte atlantique à la côte du Pacifique. Ce concept est apparu avant l'indépendance des États-Unis, mais le terme est inventé par le journaliste John O'Sullivan en 1845, et devient le cri de ralliement des expansionnistes dans les années 1840. Il est une justification morale et religieuse tout autant que politique et économique pour la conquête, sans égard pour les conséquences sociales et légales vis-à-vis des Amérindiens. Implicitement, cette position suppose que les Américains prétendent remplacer dans l'Ouest toute nation étrangère ou tribu amérindienne, avec la bénédiction de Dieu. Dans l'un de ses articles, O'Sullivan écrit : « Plus loin, plus loin avec tout cet ensemble de droits à la découverte, à l'exploration, à la colonisation, la continuité, etc. La revendication américaine est, de par la légitimité conférée par la Destinée manifeste, de pouvoir nous répandre et posséder tout le continent que la Providence nous a donné pour le développement de la grande expérience de liberté et d'autonomie fédératrice qui nous a été confiée ».

Deux siècles plus tard, la destinée manifeste reprend du service : l'Amérique entreprend d'étendre son empire au monde entier. Après la Société des Nations de 1919, sous l'impulsion de Roosvelt est fondé en 1945 l'Organisation des Nations unies (ONU), à San Francisco. L'objectif officiel étant la sécurité internationale, le développement économique, le progrès social, les droits de l’homme et la réalisation à terme de la paix mondiale, Roosevelt devenait (post-mortem) le « sauveur du monde »... Mais pour assurer la paix dans le monde, il fallait une force militaire... souvenez-vous : pour légitimer la guerre, voire lui donner un caractère « sacré », on dit qu'on fait la guerre pour la paix... Pour la paix ! Et les peuples applaudissent naïvement, convaincus de l'honnêteté des responsables politiques. Ainsi fut créée en 1949 l'OTAN, s'appuyant sur la signature à Washington le 4 avril 1949 du Traité de l'Atlantique Nord concluant à l'Alliance atlantique pour une organisation politico-militaire de sécurité collective.

En réalité, l'OTAN a surtout permis de répandre dans le monde l'idée que le seul salut des peuples était de se conformer au modèle de la société américaine, ou si non, mourir...

Le gouvernement actuel de la France ne fait que poursuivre la politique des précédents, soumis à l’impérialisme des USA dont il n’est qu’une simple et obéissante courroie de transmission.

La grande illusion, c'est de croire que les politiques représentent le peuple qui les a élus, alors qu'ils sont les sbires d'un pouvoir extérieur à la France. Ils sont la réincarnation du pseudo-pouvoir de Pétain, qui n'avait que le pouvoir... d'obéir aux nazis.

Quand les Français refuseront – par une abstention massive – d'élire les traîtres, la France aura une chance de retrouver ses couleurs. La démocratie pourra (enfin !) s'instaurer, avec des représentants du peuple choisis parmi tous les citoyens. Aucun ne pouvant prétendre être supérieur aux autres, les représentants seront désignés pour une duré limitée par tirage au sort, avec droit de rétractation et de révocation.

Quelques liens et références :
  Qu'est-ce que la démocratie ?
  Wikipédia :


La démocratie en question
Paul Dussert
Paul Dussert

lundi 16 mars 2015

Voter ou pas...qui gouvernent réellement la France ?

(Le billet de Loup Rebel)
Si voter changeait quelque chose,
il y a longtemps que ça serait interdit.

(Coluche)

Dans la France occupée, le gouvernement de Vichy n'a pas eu d'autre choix que d'appliquer la politique dictée par le pouvoir nazi. Les « rapporteurs de l'histoire » ont affirmé que ce pouvoir nazi aurait « disparu » après 1945... Affirmation gratuite... au service de quelle propagande...?

Moins de 4 ans plus tard naissait une organisation politico-militaire de sécurité collective, baptisée « Alliance Atlantique », ou Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN)*, signée à Washington le 4 avril 1949.

Cette Alliance avait officiellement pour vocation initiale d'assurer la sécurité de l'Occident contre les ambitions de conquête de l'URSS.

En réalité, l'OTAN a surtout permis de répandre dans le monde l'idée que le seul salut des peuples était de se conformer au modèle de la société américaine.

Le gouvernement actuel de la France ne fait que poursuivre la politique du précédent. Il est subor­donné d’une façon identique à l’impérialisme des USA dont il n’est qu’une simple et obéissante courroie de transmission.

François Hollande « élu » président de la République a poursuivi le même combat politique et idéologique contre la France, contre son indépendance et ses valeurs républicaines.

En faisant l’éloge de Jules Ferry, Hollande s’est empressé de réhabiliter le colo­nia­lisme rebaptisé aujourd’hui « droit d’ingérence humanitaire ». Il légitime par ailleurs toutes les formes de collaboration avec l’étranger en estimant que « l’État français », construction étatique au service des nazis durant leur occupation de la France de 1940 à 1945, continuait de représenter la France.

À l'heure d'une élection, qu'elle soit nationale ou locale, les consciences s'éveillent. La somme des abstentions et des votes blancs sont en voie de représenter les deux tiers des Français. Un tiers encore reste atteint de cécité, incapable de voir que leur vote ne fera rien changer à la politique qu'ils subissent...

Voter, ou pas voter, là n'est pas le réel problème, car si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit.

C'est exactement le contraire de ce qui se passe actuellement : rendre le vote obligatoire pour interdire toute possibilité de changement.

Est-ce que tu comprends ça ?

Si oui, alors on peut avancer, et aller à la cause des causes :

Ceux à qui nous attribuons « LE » pouvoir, les politiques, ne sont en réalité que les marionnettes du véritable pouvoir : les maîtres du monde, incarné dans l'OTAN, avec ses « armes silencieuses », armes de destruction massive de la pensée par la propagande et la manipulation. En particulier le groupe Bilderberg*, initié par l'OTAN et fondé en 1954 par les plus éminentes personnalités d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord. Le groupe Bilderbergs vise à convaincre les leaders et à manipuler l’opinion publique à travers eux pour faire adhérer les peuples aux concepts et aux actions de l’Alliance atlantique.
Organigramme de l'ordre mondial

Conclusion : tu votes, tu votes pas, c'est pareil que si tu pisses dans un violon. Tu perdras moins ton temps si tu vas à la pêche, ou aux champignons... à moins que tu sois prêt à prendre le maquis, entrer en résistance, et à renverser le pouvoir, du moins ceux qui le représentent en France. Car la grande illusion, c'est de croire que les élus nous représentent, alors qu'ils sont les sbires d'un pouvoir extérieur à la France. Ils sont la réincarnation du pseudo-pouvoir de Pétain, qui n'avait que le pouvoir... d'obéir aux nazis.

* Références et liens :
  Bilderberg et ordre mondial :
  Wikipédia et autres articles :
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Loup
Loup Rebel
Loup Rebel


dimanche 1 mars 2015

Armes de destruction massive de la pensé

(La démocratie en question)
Méthodes pour un parfait contrôle de la société :
10 principes-clés pour obtenir une société « soumise »
qui ne songeraient même pas à se révolter.


En plus des techniques de manipulation décrites dans un précédent billet sur « La fabrication du consentement », sont présentés ici quelques principes utilisés par les criminels au pouvoir pour soumettre les peuples et les réduire à l'esclavage. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves vont jusqu'à vénérer leur servitude et leurs maîtres.

Voici donc la liste des 10 principes* :
  1. Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s'y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l'idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des hommes.
  2. Formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.
  3. Poursuivre le conditionnement en réduisant de manière drastique l'éducation, pour la ramener à une forme d'insertion professionnelle.
  4. Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limité, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l'accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l'information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout : pas de philosophie.
  5. User de persuasion et non de violence directe : diffuser massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l'émotionnel ou l'instinctif. Occuper les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d'empêcher l'esprit de penser.
  6. Placer la sexualité au premier plan des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n'y a rien de mieux. En général, faire en sorte de bannir le sérieux de l'existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d'entretenir une constante apologie de la légèreté, pour que l'euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
  7. Le conditionnement doit produire de lui-même une telle intégration que la seule peur – qu’il faut entretenir – est celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.
  8. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un « décérébré », aliéné à ceux qui lui dictent le comportement d'un « bon citoyen », et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau de moutons.
  9. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, et inversement, ce qui menace de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.
  10. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. Si besoin, il est facile de corrompre un individu subversif en lui proposant de l’argent et du pouvoir.
Ainsi, grâce au contrôle des pensées, à la terreur constamment martelée pour maintenir l'individu dans un état de soumission voulu, nous sommes aujourd'hui entrés dans la plus parfaite dictature, une dictature qui a les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songent pas une seconde à s'évader, et encore moins à renverser les tyrans auxquels ils font allégeance. Un système d'esclavage où la docilité totale et parfaite est obtenue grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves allant jusqu'à avoir l'amour de leur servitude et l'admiration de leurs maîtres. 

*Synthèse inspirée du livre « Sagesse et révolte » du philosophe Serge Carfantan, lui-même inspiré par Aldous Huxley dans son roman de politique-fiction « Le meilleur des mondes ».

Autres références :
  Joule et Beauvois dans les années 2000
  Wikipédia :


La démocratie en question
Paul Dussert
Paul Dussert


lundi 23 février 2015

Apologie du terrorisme... ou de la résistance ?

(Le billet de Loup Rebel)
Le terrorisme a forcément une cause :
C'est quand l'opprimé résiste à l'oppresseur.
Pas d'oppresseur = pas de terroristes.

L'opprimé pose des actes de résistance, que l'oppresseur qualifie d'actes terroristes.

Pendant l'occupation allemande, entre 1940 et 1945, le gouvernement de Vichy a trahi la France en combattant les actes terroristes commis par les résistants français.

Aujourd'hui, le gouvernement trahit les Français en s'alliant avec des chevaliers d’industrie pour combattre les actes terroristes commis par les résistants des pays riches en ressources naturelles pillées par les grandes puissances du banditisme international. Pour défendre leur liberté de s'approprier les richesses de leurs voisins et se donner bonne conscience, ces gangsters prétendent agir au nom de la démocratie... Démocratie imposée par les armes et les guerres... Faire la guerre pour la paix, nous bonimentent les faussaires du pouvoir, les escrocs aux dents longues prêts à tout pour fonder leur empire et s'asseoir sur le trône. 

Si on en juge par le dernier référendum, en 2005, croire au père Noël n'est pas plus ingénu que considérer notre régime politique comme étant une démocratie.

Le rêve des Français pour la liberté, l'égalité, et la fraternité, ne se réalisera qu'au prix d'une action martiale pour mettre hors d'état de nuire les voyous qui nous gouvernent.

En dehors de ça, le seul droit que tu obtiendras, c'est celui de fermer ta gueule.

La « résistance » face à un oppresseur déterminé à soumettre un peuple contre sa volonté ne peut aboutir que par la force et les armes... Ce qu'un pouvoir politique dogmatique nomme « terrorisme », en réalité cela s'appelle « entrer en résistance ». Et « faire de la résistance », c'est un devoir de citoyen.
On le sait, l'art du salop, c'est de détourner les mots pour en pervertir le sens et tenter de faire passer sa victime pour le salop.
Et ça, les escrocs au pouvoir savent le faire à la perfection... preuve qu'ils sont des salops de la pire espèce. Voilà pourquoi ils se mobilisent pour interdire l’apologie de la résistance, qu'ils ont pris soin de rebaptiser « terrorisme ».

Aux armes citoyens !
Descendons dans la rue
Marchons ! marchons !
D'un seul désir
Pour notre sédition !

Ensemble, citoyens !
Œuvrons pour la nation !
Marchons ! marchons !
Qu'un chant nouveau
Unisse la nation !

Aux armes, citoyens !
La paix nous gagnerons.
Marchons ! marchons !
Que la justice
Unisse la nation !

Ensemble, citoyens !
Formons l'union sacrée !
Marchons ! marchons !
Pour la nation
Et la fraternité !

Aux armes, citoyens !
Œuvrons pour la nation !
Marchons ! marchons !
D'un seul désir
Pour notre sédition
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Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

lundi 16 février 2015

La « fabrication » du consentement

(La démocratie en question...)
Trois mots clefs pour « fabriquer » le consentement :
« autorité »
« liberté »
« engagement »

Savoir que des méthodes très efficaces de manipulation existent et sont utilisées pour gouverner devrait être enseigné dès le plus jeune âge, en même temps que les cours d'éducation civique. Évidemment, il ne faut pas compter sur les représentants du pouvoir politique pour inclure ça dans les programmes officiels de l'éducation nationale, car cela reviendrait pour le gouvernement à se tirer une balle dans le pied, et peut-être même dans la tête. Imaginez : les stratégies pour « fabriquer » le consen­tement des citoyens révélées à tous !
La technique de manipulation abordée ici relève de la « psychologie de l'engagement ». Elle permet d'obtenir une « soumission librement consentie ». C'est la plus utilisée parmi d'autres, car la plus efficace, la plus douce (vous la subissez sans vous en rendre compte), et en prime elle vous gratifie d'un sentiment de liberté dans vos actes.
D'autres stratégies de manipulation sont mises en œuvre par les dirigeants de tout bord, du chef d'entreprise au chef de l'État, en passant par les responsables de la fonction publique à tous les échelons hiérarchiques. Elles sont le plus souvent associées à celle de l'engagement, et sont décrites en détail par Joule et Beauvois dans un petit livre très facile à lire : « Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens ».(1)
  • Expérience de l'autorité exercée sur des enfants.
  • Comparaison de 2 méthodes de gouvernance pour obtenir le consentement.
  • Dans un groupe de 100 enfants, une consigne est donnée.
  • Le groupe est alors divisé en 2 sous-groupes de 50 enfants.
Le premier groupe est soumis à un autoritarisme fort, le second à une gouvernance par l'engagement (qui pourrait être qualifié de libertaire, puisque non-autoritaire).
  1. Gouvernance par l'autoritarisme fort, avec utilisation d'une menace sévère explicite : « si tu ne respectes pas la consigne, je serais très en colère et je serai obligé de te punir ! ».
  2. Gouvernance par l'engagement, sans autoritarisme, sans menace explicite : « si tu ne respectes pas la consigne, ce n'est pas bien ».
Trois semaines plus tard, les enfants sont à nouveau confrontés à la consigne :
  • 33 % des enfants ayant subi une menace sévère explicite respectent la consigne. Le sentiment de soumissions induit la transgression, seule alter­native pour se sentir libre dans ses actions pour 67 % des sujets.
  • 71 % des enfants n'ayant subi aucune menace explicite respectent la consigne, contre 33 % parmi ceux ayant reçu une menace sévère. L'enfant non soumis à une menace se sent libre dans ses actions ; rien ne l'oblige à obéir, c'est lui qui a choisi. On retrouve ici les effets de l'enga­­gement induit par le senti­ment de liberté.

On peut en conclure que l'autorité fondée sur la menace de sanction est inefficace pour assurer l'ordre et le respect des règles. En revanche, la gouvernance par l'engagement peut sembler « libertaire », en ceci que le sentiment de liberté incite le sujet à assimiler et à intérioriser les valeurs de son environnement et les règles qui en fondent l'ordre. Toutefois, la gouvernance par l'engagement est une stratégie hautement manipulatrice entre les mains d'un dictateur qui voudrait imposer ses lois « en douceur »... À bon entendeur...

Ramenée dans une démocratie « réelle », cette expérience démontre ce que les libertaires savent depuis toujours :
  • L'autorité, c'est le désordre qui engendre la violence répressive : 67 % des individus ne respectent pas les règles.
  • La non-autorité, c'est l'ordre qui engendre la non-violence et la paix : 71 % des individus respectent les règles.
Cette expérience a été réalisée à plusieurs reprises depuis une cinquantaine d'années, sans jamais démentir les résultats présentés ici.
En psychologie sociale, la théorie de l'engagement est liée à la notion de « soumission librement consentie ». Elle figure en première place des stratégies de manipulation, associée avec quelques autres révélées au grand public dans le « Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens » par Joule et Beauvois (Presses universitaires de Grenoble, 1987, 1991 et 2002)

(1)Autres références :
Wikipédia :
Joule et Beauvois dans les années 2000
  • Introduction à la psychologie de l'engagement (document PDF)

  • La célèbre expérience de soumission à l'autorité de Stanley Milgram, reprise dans le film d'Henri Verneuil « I comme Icare », restituée dans l'intégralité de sa séquence avec les commentaires sur l'implication et les conséquences de l'expérience :
    Soumission à l’autorité – expérience de Milgram

    Dans un pays civilisé, démocratique et libéral, les 2/3 de la population sont capables d’exécuter n'importe quel ordre émanant d'une autorité supérieur...
    Le film complet (1 h 58') est disponible sur YouTube : http://youtu.be/iyDzZoyOJzY


    La démocratie en question
    Paul Dussert
    Paul Dussert


    mardi 10 février 2015

    Les parrains occultes du pouvoir...

    Une voyoucratie mafieuse au pouvoir...
      • Qui sont-ils ?
      • Où sont ils ?
      • Que font-ils ?
    (Le billet de Loup Rebel)
    Coup d’État permanent contre les démocraties,
    par la puissance étatique des gouvernements au service 

    des chevaliers d'industrie et autres banksters. 
    (voir ⏩histoires de banksters⏪)

    Les scandales d’État ne se réduisent pas à ce qui éclate au grand jour à l’occasion d'un événement révélateur de la délinquance étatique "en bande organisée". Par exemple, l'affaire "Macron-Benalla" n'est qu'une anecdote, partie visible de l'iceberg. Une broutille à côté de la criminalité financière et de la fraude fiscale à grande échelle portées par le pouvoir politique, qui n'est autre que le pouvoir exécutif des puissances économiques et financières. Jamais les rumeurs complotistes d'avant l'attentat du 07 janvier 2015 n'avaient été regardées avec autant d'empressement à distinguer le vrai du faux : que se passe-t-il donc réellement dans les coulisses du pouvoir ?

    C'est le moment où jamais de revisiter l'histoire de France du XXe siècle pour étaler au grand jour la corruption des États, tous les États, et en particulier ceux de la coalition européenne. Car il faut appeler un chat un chat, les traités qui ont abouti à la Constitution européenne ont été signés sous le sceau de la corruption, et contre la volonté des peuples (référendum de 2005 entre autres).

    Qui sont les parrains du pouvoir qui dirigent le monde dans l'ombre des chefs d'État et des gouvernements ?

    Pour s'assurer l'immunité, ces criminels ont arraché des pages aux livres d'histoire distribués par l'Éducation nationale ; les pages qui dénoncent les crimes d'État, la corruption au plus haut niveau des nations, et autres malversations criminelles.

    De ces pages arrachées, quelques-unes sont rapportées dans la vidéo présentée plus loin dans ce billet sous le titre « Conflits d’intérêts : l’argent et la politique ». Il s’agit de quelques extraits du documentaire Arte « Des patrons et des hommes » diffusé le 7 octobre 2014, qui illustrent parfaitement les stratégies du pouvoir mises en place par les barons de l’industrie et de la finance.
    Et pour une page d'histoire très contemporaine... une enquête réalisée par « Envoyé spécial », publiée le 19/12/2013 sous le titre « Conflits d'intérêts : les liaisons dangereuses » (voir la vidéo plus bas dans ce billet).


    Corruption
    La corruption politique a franchi toutes les frontières de l’entendement depuis le début des années 2000, après une ascension ininterrompue durant tout le XXe siècle.
    L’une des caractéristiques de notre régime politique est sa propension à offrir la possibilité aux corrupteurs – industriels, banquiers, et autres flibustiers de la finance – d'orienter les richesses publiques à leur profit, pour ensuite acheter le pouvoir politique avec le pactole ainsi détourné, pillé. Là est la véritable origine de la crise actuelle qui dépouille l'un après l'autre les États, c'est à dire NOUS !
    Le commissaire Antoine Gaudino qui a dirigé les enquêtes politiques dans les années 1980 a fait cette déclaration sur Arte : « Il y a un consensus total entre la droite et la gauche pour que la corruption s'organise selon les vœux de chacun, selon des méthodes bien établies ».
    On ne compte plus les méfaits, des crimes de guerre aux crimes contre l'humanité par le chômage de masse, du nazi Fredrich Flick aux barons de l'industrie, jusqu'à Marcel Dassault, en passant par une bande de crapules sans foi ni loi.

    La liste dressée ici est loin d’être exhaustive :
    • Aimé Aubert, surnommé le Pharaon
    • George Albertini, socialiste engagé dans la collaboration allemande, et l'un des grands conseillers du monde politique jusqu'en 1981
    • Jean Charbonnel, et le financement du parti socialiste par le patronat dans les années 1970
    • Jacques Chirac, et ses accointances avec « tonton Marcel » (Dassault)
    • Yvon Gattaz, avec sa règle d'or : « liberté de licencier... pour mieux embaucher » Aphorisme qu'il faut traduire par « liberté de licencier... pour embaucher à moindre salaire ».
    • Jacques Servier, et sa requête auprès du parlement :
      « ce n'est pas parce que nous allons bien qu'il ne faut pas nous aider »... Servier, premier groupe pharmaceutique français indépendant et le deuxième groupe pharmaceutique français au niveau mondial (20.000 salariés).
    • Le marchand d'armes Kerlheinz Schreiber, connu pour sa générosité envers les décideurs politiques, et qui ne se déplace jamais sans une valise remplie de billets de banque...
    • Friedrich Karl Flick, autre bienfaiteur des hommes au pouvoir, dans la pure tradition familiale de son grand-père Karl Flick.
    • Un Vice-Président du CEPS (Comité Économique des Produits de Santé) qui pose une exigence ubuesque : « Je ne veux pas d'observateur au sein du CEPS », et ce, peu de temps avant que n'éclate au grand jour le scandale du Méditor.
    • Dieter Holzer, et l’argent noir des ventes d’armements sophistiqués, avions, fusées, et autres vedettes lance-torpilles.

    Conflits d’intérêts : l’argent et la politique

    Extraits du documentaire Arte « Des patrons et des hommes » (7 octobre 2014) qui illustrent parfaitement comment les « possédants » achètent le pouvoir politique

    Notre soi-disant démocratie, c'est ça. Pires qu’une vulgaire ploutocratie oligarchique où les élus seraient choisis parmi les plus riches, là, les dirigeants au pouvoir forment une véritable voyoucratie composée des plus sordides crapules.
    Les Français sont en train d'en prendre conscience. Les abstentionnistes sont en passe de former le plus grand parti politique. Celui des Français qui découvrent que l'élection des dirigeants politiques est la plus abjecte forfaiture commise contre la démocratie depuis la révolution de 1789.


    Trahison
    En signant le traité de Maastricht, la France a abandonné sa souveraineté nationale au profit d'un monstre bureaucratique bruxellois, dont on peine à saisir les bienfaits.
    Depuis 2007, pour complaire à cet « Empire sans empereur nominatif », la classe politique, quasi unanime, a expédié la souveraineté populaire dans les poubelles de l'Histoire, en bafouant le référendum, ultime recours démocratique pour imposer la volonté du peuple aux « notables et notoires voyous à la tête de l'État » qui ont pris la très mauvaise habitude de la confisquer.
    Le peuple a compris la leçon.
    Le peuple boude.
    Le peuple ne vote plus.
    Le peuple s'est de lui-même mis en dissidence, en réserve de la République...
    Mais le peuple est bien décidé à ne pas en rester là.

    En remettant sur les épaules du chef d’État la tête du roi guillotiné en 1793, les présidents de la République ont pris le risque de se voir contraints à retourner sous la lame qui sépare la tête du corps...

    Conflits d'intérêts : les liaisons dangereuses

    Envoyé spécial 19 décembre 2013

    Les reportages rapportés dans les vidéos présentées dans ce billet montrent sans détour que trahison et corruption sont des faits politiques et historiques notoirement avérés.

    Les Français sont-ils disposés à continuer de cautionner ces malversations ?

    C'est pourtant ce que fait l'électeur, naïvement convaincu que l'élection est synonyme de démocratie, quand il dépose dans l'urne son bulletin pour désigner le prochain élu pour en faire un complice des parrains occultes du pouvoir.

    À lire aussi pour comprendre la pathologie du pouvoir :
    Quelles alternatives pour désigner les représentants politiques ?
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    Loup
    Loup Rebel
    Loup Rebel

    samedi 7 février 2015

    Ne votez plus, jugez !

    (La démocratie en question...)
    La démocratie se trouve piégée
    par le système qui l'incarne :

    « l'élection au scrutin majoritaire »

    21 avril 2002... on s'en souvient tous !
    • Lionel Jospin, que tous les sondages donnaient vainqueur du second tour de l’élection présidentielle, est éliminé au premier tour en raison de la fragmentation de la gauche.
    • Ce qui a permis à Jean-Marie Le Pen, rejeté par 80 % des Français, d'être présent au second tour.
    • Et finalement, Jacques Chirac est élu président avec 82 % des voix alors qu'il en avait 19,9 % au premier tour.
    Il est urgent de réformer le mode de scrutin actuel pour désigner les candidats dont la mission est de représenter le peuple. Les élus ont pris la fâcheuse habitude de l'oublier, considérant leur carrière politique prioritaire sur la volonté de l'électorat exprimée dans les urnes.

    Le scrutin majoritaire à deux tours souffre de graves défauts. Il ne respecte pas l'opinion de l'électorat. La démonstration mathématique en est faite, notre système électoral ne désigne pas le candidat voulu par la majorité des Français.

    Le scrutin majoritaire – à un ou deux tours – viole la volonté de l'électorat : le gagnant dépend du jeu des candidatures. La principale stratégie électorale utilisée par les candidats “favoris” (les deux ou trois en tête des sondages) consiste à soutenir le plus grand nombre possible de “petits” candidats, de façon à demander à l'électorat le report des voix au second tour. C'est la stratégie dite du “vote utile”. Ce qui ne laisse une chance d'être élus qu'aux seuls candidats des deux grands partis politiques : socialiste et UMP.


    Mais une élection, c'est pour qui, et pour quoi ?
    • Pour les électeurs, pas les politiques.
    • Pour donner à chaque électeur le droit de s'exprimer pleinement.
    • Pour révéler le candidat réellement voulu par l'électorat.
    Quelques exemples :
    • À la présidentielle de 1988, Mitterrand gagne contre Chirac au second tour... mais tous les sondages avaient indiqué que Raymond Barre aurait gagné l'élection au second tour face à Chirac ou à Mitterrand.
    • À la présidentielle de 1995, avec 20,8 % des voix au premier tour, Chirac gagne contre Jospin au second tour... mais si De Villier n'avait pas était candidat, ces 4,7 % des voix auraient étaient pour Balladur qui aurait obtenu alors 23,3 % (18,6 % + 4,7 %). Il aurait ainsi gagné face à Chirac au second tour...
    • À la présidentielle de 2007, Sarkozy est élu... mais tous les sondages indiquaient que Bayrou face à n'importe lequel des candidats aurait gagné au second tour. 
    • La présidentielle de 2002, avec 16 candidats au premier tour et l'élimination des 14 candidats au premier tour qui impose aux électeurs le choix entre Le Pen et Chirac, ne laisse aucun doute sur la perversité du mode d'élection : le scrutin majoritaire n'a pas désigné le candidat préféré par la majorité des Français, puisque cette majorité a voté avant tout “contre” Le Pen, privé de pouvoir voter “pour” Jospin que tous les sondages donnaient vainqueur au second tour, face à n'importe lequel des candidats.
    Ces exemples démontrent que le scrutin majoritaire exprime “n'importe quoi”, mais surtout pas les attentes et la volonté de l'électorat. Au contraire, l'électeur se trouve face à un choix stratégique très difficile, voire insoluble.

    Que peut faire l'électeur ?
    • Voter “honnêtement” pour son favori (s'il en a un), même quand son favori n'a aucune chance ?
    • Protester et voter pour un candidat extrême ?
    • Voter “stratégiquement” pour le moins mauvais parmi ceux qui ont une chance, peut-être pour le regretter plus tard au vu des résultats ?
    • Voter blanc, sachant que les blancs ne sont pas comptabilisés ?
    Les votes pour un candidat expriment des opinions complètement différentes : calculer leur somme est un non-sens absolu.
    Une aberration mathématique, aussi absurde que de vouloir additionner des chapeaux avec des carottes et des vaches
    (3 carottes + 5 chapeaux + 1 éléphant = 9 !!)
    La démocratie se trouve ainsi piégée par le système qui l'incarne

    Quelles alternatives pour rétablir la démocratie ?

    Parmi les alternatives pour rétablir la démocratie, il y en a deux qui retiennent l'attention des politologues avertis : 
    • le jugement majoritaire. C'est ce système qui est présenté ici
    • la désignation des représentants du peuple par tirage au sort.(1)
    Le jugement majoritaire,
    pour rendre les élections aux électeurs.


    Le principe du jugement majoritaire est celui utilisé dans la scolarité pour noter et classer les élèves. Il permet d'établir une moyenne générale, et finalement le classement : le premier de la classe est l'élève qui a la meilleure moyenne, quelles que soient ses notes partielles.

    Le mauvais comportement du scrutin majoritaire étant confirmé, voyons comment le jugement majoritaire en corrige les défauts.

    Pour le démontrer, un sondage expérimental en conditions réelles a été réalisé en avril 2011 par "OpinionWay". Ce sondage n'est qu'une vue instantanée du comportement possible de l'électorat, mais il représente une possibilité réelle. Il a permis de comparer les deux modes d'élection : le "scrutin majoritaire", et le "jugement majoritaire" (les détails du sondage sont présentés dans la vidéo).

    Pour faire simple, comprenons que dans le système actuel du scrutin majoritaire, l'électeur qui vote pour "un" candidat :
    • ne révèle absolument rien de ce qu'il pense des autres candidats,
    • ne révèle rien de ce qu'il pense du candidat pour qui il a voté.
    Voyons comment le système du jugement majoritaire permet de corriger ces lacunes, en encourageant l'électeur à exprimer pleinement ses opinions réelles :
    • on demande à l'électeur d'évaluer chaque candidat selon une échelle de valeurs de 1 à 7 (par exemple : excellent – très bien – bien – assez bien – passable – insuffisant – à rejeter)
    • on calcule pour chaque candidat sa mention finale selon les mentions données par les électeurs : une "mention majoritaire" est ainsi attribuée à chaque candidat
    • on classe les candidats selon leur "mention majoritaire" (premier, deuxième, troisième, etc.)
    Comparaison des deux systèmes :
    • Avec 12 candidats, le "scrutin majoritaire" permet à chaque électeur d'exprimer 13 opinions, si on compte le vote blanc.
    •  Avec 12 candidats et 7 mentions, le "jugement majoritaire" permet à chaque électeur d'exprimer 13 milliards d'opinions.
    Concrètement, l'élection fondée sur le "jugement majoritaire" se fait un seul tour de scrutin. En lieu et place des bulletins de vote en nombre égal au nombre de candidats, l'électeur dispose d'un bulletin unique sur lequel figure la liste des candidats qu'il devra noter. Avec 12 candidats et 7 mentions, le bulletin est une grille de 12 lignes et 7 colonnes. L'électeur coche les cases qui correspondent à ses choix, c'est-à-dire au jugement qu'il porte sur chaque candidat, selon les 7 mentions proposées.

    Exemple de bulletin de vote avec 12 candidats (par Michel Balinski et Rida Laraki – 2011)

    Lien pour une simulation de vote : ⏩ Bulletin de vote - jugement majoritaire

    Remarques dignes d'intérêt observées dans le sondage :
    • 75 % des électeurs n'ont accordé la mention "Excellent" à aucun candidat.
    • 50 % des électeurs n'ont accordé ni "Excellent" ni "Très bien".
    • 20 % des électeurs jugent TOUS les candidats au plus "Passable".
    • 40 % des électeurs accordent leur mention la plus élevée à au moins 2 candidats, dont 20 % l'ont donné à 3 candidats, et 20 % à 2 seulement.
    Pour résumer en une phrase la différence entre les deux systèmes :
    • dans le scrutin majoritaire à deux tours, on vote pour UN candidat,
    • dans le "jugement majoritaire" on vote pour une mention accordée à chaque candidat. Le candidat qui obtient la meilleure mention, ou "mention majoritaire", est élu (un seul tour).
    Il en résulte que la "mention majoritaire" d'un candidat est la mention soutenue par une majorité, contre toute autre mention.

    Un mode de scrutin doit satisfaire à six exigences :
    • Éviter le "paradoxe de Condorcet" (doit désigner un gagnant)
    • Éliminer le paradoxe d'Arrow (éviter le jeu induit par les multiples candidatures)
    • inviter l'électeur à s'exprimer "honnêtement", l'honnêteté devant être utile
    • mesurer l'opinion de l'électorat de façon cohérente (refuser des mesures telles 2 carottes + 3 vaches + 1 éléphant = 6)
    • résister à la manipulation, et contrer la tricherie
    • obéir à la volonté de la majorité
     La méthode électorale du "jugement majoritaire" satisfait à ces exigences. La choisir serait remplacer le vote majoritaire sur les candidats par le vote majoritaire sur la valeur des candidats aux yeux des électeurs. Ainsi seraient écartés les trois défauts du scrutin majoritaire actuel :
    • Empêcher le jeu des multiples candidatures, puisque rajouter ou enlever des candidats ne change rien aux mentions attribuées ni au classement final.
    • Il prend en compte la valeur de chaque candidat aux yeux de tout électeur, traduisant fidèlement le sentiment de l'électorat.
    • Il donne à l'électeur la liberté totale d'exprimer ses opinions, l'incite à la sincérité et limite les manipulations. Le vote du "cœur" est utile.
    Enfin, il permet une révolution pacifique pour éliminer les candidats jugés indignes par les électeurs : si aucun candidat n'obtient de mention mieux que "Passable", l'électorat peut exiger une nouvelle élection avec d'autres candidats.


    Sources :
    Pierre Rosanvalon, directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, titulaire de la chaire d'histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France
    Vidéo  ⏩ Le jugement majoritaire : une nouvelle théorie du vote

    Michel Balinski et Rida Laraki, chercheurs au CNRS et au Laboratoire d'économétrie de l'École Polytechnique – Rendre les élections aux électeurs : le jugement majoritaire (Terra Nova).
    Document PDF  ⏩ Le jugement majoritaire : une nouvelle théorie du vote

    ⏩ Revue "Pour la Science" N° 414 – avril 2012

    Fondation Terra Nova – 21 avril 2011
    ⏩ Note de synthèse par Michel Balinski et Rida Larak



    (1) Liens pour en savoir plus sur la désignation des représentants du peuple par tirage au sort :

    La démocratie en question
    Paul Dussert
    Paul Dussert


    lundi 2 février 2015

    Le terrorisme ne tombe pas du ciel

    (Histoire et politique)
    Du racket mondial et planétaire
    à la « fabrication » du terrorisme islamique
    L'histoire des grandes conquêtes coloniales nous apprend que les envahisseurs considèrent toujours que les pays conquis sont peuplés de barbares. Alibi commode pour justifier l'invasion, « prêcher la bonne parole », celle des « bonnes croyances » de la bible ou des évangiles, avant la mise en esclavage ou l'extermination en cas d'insoumission. En réalité, les premiers barbares sont les conquérants, les colonisateurs, dont l'objectif final est l'expropriation des habitants d'un territoire pour s'emparer des richesses qui appartiennent aux gens qui y vivent. Défendre votre territoire ne fait pas de vous un terroriste, mais un « résistant » prêt à tout pour empêcher le colonisateur de vous imposer sa loi pour vous spolier et vous déposséder de vos biens, de votre culture, de vos traditions, et de votre âme.

    Au début des années 1940, une minorité de Français sont entrés dans la clandestinité pour défendre le pays contre les barbares nazis. D'autres ont choisi de faire alliance avec l'envahisseur. Les résistants sont devenus des terroristes, commettant des attentats qualifiés de barbaries par le génie militaire du 3e Reich. Aujourd'hui, les héros sont les terroristes qui se sont opposés aux barbares nazis.

    Dans l'histoire du monde moderne, les premiers barbares sont les conquérants du continent américain. Ces barbares-là ont prétendu « découvrir » l'Amérique, comme si les femmes et les hommes qui la peuplaient alors n'étaient pas des êtres humains. Personne ne semble aujourd'hui choqué par les génocides commis contre les populations de ce continent, dont les survivants sont aujourd'hui « parqués » dans des « réserves ».(1)

    Aujourd'hui plus que jamais, sous des apparences trompeuses, le fanatisme religieux fait diversion pour masquer les véritables objectifs de la guerre. Le Jihad n'est qu'une mise en scène, une arme devenue incontrôlable dans une guerre « non déclarée » qui embrase la planète tout entière : la troisième guerre mondiale, menée avec les « armes silencieuses » de la manipulation médiatique et la destruction des démocraties. Bien qu'il soit sans doute trop tard pour éviter le pire, je ne peux m'empêcher de revenir sur les origines de cette troisième guerre mondiale dans laquelle nous sommes engagés, sans le savoir ni le vouloir.


    Les racines du terrorisme islamique sont à rechercher dans les conséquences de la politique menée par les USA pour (tenter de) contrôler le monde... entendre « contrôler les richesses de la planète ».

    Attentat du World Trade Center :
    La coïncidence ne peut pas être le fruit du hasard : le 11 septembre 1990, soit exactement 11 ans jour pour jour avant l'attentat du 11 septembre 2001, s'est tenu une conférence au Congrès américain dans laquelle George H. W. Bush a fait cette déclaration lourde d'hypocrisie :
    « Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. La crise dans le golfe Persique, malgré sa gravité, offre une occasion rare pour s’orienter vers notre cinquième objectif, UN NOUVEL ORDRE MONDIAL : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix »
    (United States Congress, 11 septembre 1990)
    Et on voudrait nous faire croire que le « NOUVEL ORDRE MONDIAL » ne serait que le fruit d'une théorie conspirationniste imaginaire...!!

    Comment l'État islamique est-il devenu
    une puissante armée de mercenaires ?
    En Irak, après que Saddam Hussein ait été renversé, les institutions de l'État – y compris l'armée – ont été laissées en ruines. Pourtant, d'autres discours à l'époque ont invité à la plus grande prudence sur les conséquences à venir : « Vous mettez les gens à la rue, mais que vont-ils y faire ? N'oubliez pas qu'ils faisaient partie de la direction d'une grande puissance régionale, et de quoi vont-ils vivre maintenant ? »
    Quel fut le résultat ? Des dizaines de milliers de soldats, d'officiers et d'anciens militants du parti Bass se sont retrouvés à la rue et ont aujourd'hui rejoint les rangs de l'État islamique.

    Idem pour la Libye, avec en prime des armes distribuées à l'époque aux rebelles par la France qui font un retour à l'envoyeur... entre les mains des djihadistes... barbares ou résistants, selon le point de vue où l'on se place.

    Des voix se sont aussi élevées mettant en garde à plusieurs reprises sur les dangers des actions militaires unilatérales, des interventions dans les affaires des États souverains, et des flirts avec les extrémistes et les radicaux. D'autres ont mis en garde pour que les groupes luttant contre le gouvernement syrien central, surtout l'État islamique, soient inscrits sur les listes des organisations terroristes. Mais avons-nous vu le moindre résultat ? Aucun résultat, des appels lancés en vain. On a parfois l'impression que certains chefs d'État sont constamment aux prises avec les conséquences de leurs propres politiques, et qu'ils dépensent tous leurs efforts dans le traitement des risques qu'ils ont eux-mêmes créés, en payant un prix de plus en plus élevé.

    Pourquoi les États-Unis soutiennent-ils
    des néo-fascistes et des islamistes radicaux ?


    « L’ordre mondial : de nouvelles règles ou un jeu sans règles ? »
    C'est ce à quoi le Président russe Vladimir Poutine a voulu répondre durant la dernière séance plénière de la XIe session du Club International de Discussion Valdaï, le 24 octobre 2014, qui s'est déroulé à Sochi, près de la mer Noire, en Russie.

    Si les États Unis soutiennent des groupes affiliés au néo-fascisme, ou à l'islamisme radical, c'est parce qu'ils ont décidé de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs pour prendre le contrôle du monde. Ils n'ont jamais tiré les leçons du passé : à plusieurs reprises dans l'histoire, ils s'y sont brûlé les doigts et ont dû faire marche arrière. Mais ils répètent encore et encore les mêmes erreurs politiques et stratégiques qui poussent toujours plus loin le monde dans le cahot.

    On peut voir, en cette nouvelle étape de l'histoire, des tentatives de recréer un semblant de monde quasi bipolaire en tant que modèle commode pour perpétuer le leadership américain. Peu importe qui prend la place du centre du mal dans la propagande américaine, peu importe qui remplace l'ex-URSS en tant que principal adversaire. Cela pourrait être l'Iran, la Chine ou la Russie.

    De l'industrie pharmaceutique à Monsanto, en passant par quelques autres marchants d'armes et de drogues, ils s'approprient toutes formes de vie sur notre planète, y compris notre vie à nous, les êtres humains. Et ils ne reculent devant rien, la guerre, les armes chimiques et/ou de destruction massive, la famine, la mise en péril de la santé des populations... Pas même devant les pires génocides, qu'ils ont la ruse de mettre sur le dos du « mal » incarné dans le terrorisme, pur produit de leur génie inventif en matière de manipulation politico-médiatique.

    Pour assoir son pouvoir, un racketteur promet à ses rackettés de les protéger en échange de leur soumission.
    De la même façon, les États-Unis d'Amérique ont besoin de se « fabriquer » un ennemi pour légitimer leur volonté de gouverner le monde, pour s'imposer comme « gardien de la paix dans le monde »... Cela se fait malheureusement au prix de génocides et de crimes contre l'humanité fomentés dans les coulisses du pouvoir américain et avec la complicité de ses alliés manipulés et transformés en « idiots utiles », puis finalement en « bras armés » au service de la toute puissante Amérique.
    Aujourd'hui, le processus est enclenché. Les racketteurs du monde et des richesses de notre planète ont pris le pouvoir. Chaque pays se verra bientôt dépouillé, non seulement de sa souveraineté, mais de toutes les richesses que la nature procure aux êtres humains vivant sur un territoire, dans une région, dans un pays, une nation. Tout ça aura disparu, entre les mains de quelques-uns pour qui la vie n'est qu'un instrument pour s'enrichir toujours plus.

    (1) L’extermination des Indiens d’Amérique du Nord s’est faite méthodiquement sur une longue période, rencontrant une résistance désespérée des Indiens sur tout le continent. Le génocide est estimé entre 2 et 3 millions de morts. L’industrialisation et l’expansionnisme des colons américains sont les premières causes de cette extermination. Un exemple historique tragique des « bienfaits de la civilisation ».
    Les survivants furent parqués dans des bouts de territoire, des « réserves », avec interdiction d'en sortir. Loin de s'éteindre, la culture indienne et ses traditions ancestrales ont été perçues comme une menace pour la croissance économique des États Unis. La « solution finale » fut mise en place après la grande dépression des années 1930 : le gouvernement américain a décidé l'éradication systématique de toute trace de la culture indienne. C'est ainsi que plus de 350.000 enfants métis, inuits et amérindiens furent envoyés dans des pensionnats aux États Unis et au Canada. Ils furent arrachés de force à leur famille pour subir une « reprogrammation mentale ».
    Des témoignages de plus en plus nombreux dénoncent cette pratique d'assimilation culturelle imposée contre la volonté des familles, considérée de nos jours comme un génocide culturel. Un exemple des propos recueillis auprès des populations ayant subit cette déprogrammation :
    « Ils m'ont éloigné de toute ma culture et me punissaient quand je parlais ma langue. C'était ma langue maternelle. Je n'en connaissais aucune autre. Et chaque fois que je parlais, ça m'échappait ! Je m'exprimais en langue Cree, et chaque fois je me faisais frapper ! J'ai été frappé tellement de fois que j'en ai perdu ma langue. J'ai perdu ma langue natale ! La seule chose dont je me rappelais était mon nom indien “Senukehu” ».
    Pour en savoir plus, lire sur Mariane-Blog l'article de Stéphane Trano, journaliste spécialiste des États-Unis, écrivain :
    ⏩Indiens d’Amérique : un génocide tranquille et presqu'achevé⏪
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    Paul Dussert, histoire et politique
    Paul Dussert