dimanche 5 février 2023

Peut-on faire confiance à la science ?

 Durant des siècles, le monde s'est appuyé sur les religions pour guider sa destinée. Les "vérités" étaient définies par les croyances prétendues "paroles divines" qui ne laissaient aucune place au doute et au débat. 

Ce qu'est et ce que n'est pas la science...?
Le mythe des origines revisité par la science : 

« La science réécrit le mythe des origines, la mutation des croyances se faisant au rythme de l'évolution de la connaissance.» 
C'est ce que Pascal Pic nous explique en 5 minutes, dans une intervention  réalisée avec le concours de “Science & Avenir” et “La recherche”, dans “les grands débats de la science”, sur le thème « Dieu et la science, de Darwin à Coppens.»


Aujourd’hui, la science tend à prendre le relai des religions en s'imposant en lieu et place des dogmes religieux. Mais qu'en est-il au juste des vérités que la science prétend définir…? 

Une instance qui rejette toute donnée qui questionne son discours ou le réfute ne peut pas prétendre relever de la science. 


Et quand les responsables politiques en viennent à interdire tout débat sur leur décisions sous prétexte que "ce sont les scientifiques qui le disent", comment être certain qu'il ne s'agit pas là de prétendues vérités fondées sur des dogmes, au même titre que les "paroles divines" des religieux ? 


Voilà la définition de la "fausse science", celle qui rejette toute
donnée qui questionne son discours ou le réfute.

Peut-on faire confiance à la science pour prendre des décisions politiques et sociales comme le font les responsables politiques…?

Les scientifiques eux-mêmes
se prennent les pieds dans le tapis :

Une étude de 2005, mise à jour et révisée en aout 2022, démontre que la plupart des résultats de recherche publiés sont faux. 

Pour ne citer qu'un critère étudié parmi d'autres :
« Plus les intérêts et les préjugés financiers et autres sont importants dans un domaine scientifique, moins les résultats de la recherche ont de chances d'être vrais. Les conflits d'intérêts et les préjugés peuvent accroître les biais. Les conflits d'intérêts sont très fréquents dans la recherche biomédicale, et généralement ils sont signalés de manière inadéquate et clairsemée. Les préjugés n'ont pas nécessairement des racines financières. Les scientifiques d'un domaine donné peuvent être lésés uniquement en raison de leur croyance en une théorie scientifique ou de leur engagement envers leurs propres découvertes. De nombreuses études universitaires apparemment indépendantes peuvent être menées pour la seule raison de donner aux médecins et aux chercheurs des qualifications en vue d'une promotion ou d'une titularisation. Ces conflits non financiers peuvent également conduire à des résultats et à des interprétations déformés. Des enquêteurs prestigieux peuvent supprimer, via le processus d'examen par les pairs, l'apparition et la diffusion de conclusions qui réfutent leurs conclusions, condamnant ainsi leur domaine à perpétuer de faux dogmes. Les preuves étant fondées sur l'opinion d'experts, elles sont empiriques et le résultat ne peut donc pas être fiable.»

Ce critère mis en avant dans cette étude est le plus important, car tous les autres en découlent. Surtout quand les éléments de langage d'une publication dite "scientifique" en arrivent à modifier, voire inverser les conclusions d'une étude...
 
➤ Traduction en français de cette étude

Exemple de publication scientifique biaisé :
"effets des rayonnements électromagnétiques sur la santé" :

➤Dans un document de 77 pages intitulé « Évaluation des effets sur la santé des champs électromagnétiques dans le domaine des radio-fréquences», l'Institut de Santé Publique du Québec (INSPQ) abouti à la conclusion suivante : 

« À de faibles niveaux d’exposition, certaines études semblent montrer la possibilité d’effets biologiques qui pourraient se trouver à l’intérieur des variations physiologiques normales. Même si les limites de la recherche actuelle ne permettent pas d’exclure toute possibilité de risque, aucun effet néfaste sur la santé à court ou à long terme n’a été démontré.»

Deux remarques sur cette conclusion :

  1. Reste à savoir ce qu'il faut entendre par "faibles niveaux d'exposition"… un élément de langage qui n'a rien de "scientifique". De surcroit, cela implique d'une part l'existence d'une limite au-delà de laquelle des effets sur la santé ne sont pas exclus, et d'autre part que cette limite est propre à chaque individu (électro-sensibilité).

  2. L'absence de preuve n'est pas la preuve de l'absence.
    Tout au long de cette publication, comme dans la conclusion citée ci-dessus, les éléments de langage trahissent la volonté de "démontrer" qu'il n'existerait aucun effet néfaste sur la santé lié aux rayonnements électromagnétiques.

Pas besoin de sortir de polytechnique pour comprendre le but d'une publication comme celle-ci : permettre le développement des réseaux 4G, 5G, et prochainement 6G, en apportant des arguments estampillés "scientifiques" pour écarter toute contestation des populations qui invoqueraient la nocivité sur la santé de ces réseaux. 

L'allégorie de la caverne de Platon nous rappelle inlassablement notre impossibilité à connaitre le réel qui nous échappe toujours et encore. Nous le percevons avec nos sens, et ce que nous croyons "le réel" n'est en réalité que son image… dans notre imaginaire…!

 Après Platon, le psychanalyste Jacques Lacan nous le disait, lui aussi :

« Le réel, c'est ce que nous ne connaissons pas »


Pour finir, on peut aussi citer ici Gaston Bachelard, quand il parle des scientifiques et des chercheurs, dans son essai philosophique "La psychanalyse du feu" (une citation trop peu connue, malheureusement).

« Il suffit que nous parlions d'un objet pour nous croire objectifs. Mais par notre premier choix, l'objet nous désigne plus que nous ne le désignons. Et ce que nous croyons nos pensées fondamentales sur le monde sont souvent des confidences sur la jeunesse de notre esprit. Voilà pourquoi on ne peut se prévaloir d'un esprit scientifique tant qu'on n'est pas assuré, à tous les moments de la vie pensive, de reconstruire tout son savoir.»




Loup
Loup Rebel
Loup Rebel