vendredi 1 mai 2015

Quand la démocratie impose au peuple d'élire ses dictateurs...


(La démocratie en question)
• Dérive démocratique
• Démocratophobie
• Contrefaçon linguistique
• Fraude des mots
  • Considérer qu’une démocratie est un régime politique où les élus représentent le peuple, c’est permettre aux dictateurs de se faire élire.
  • Demander au peuple de voter pour élire ses dictateurs, ce n’est pas franchement le signe d’une démocratie. 
  • Mais quand les élus susnommés décident d’imposer au peuple de les élire, il n’y a plus aucun doute sur la nature du régime politique : c’est une dictature qui cherche à se déguiser en démocratie, c’est une imposture démocratique avouée.
Si le régime démocratique ne trouve plus aujourd’hui de définition com­muné­ment admise, c’est parce que la réalité que sous-­tend une démocratie fait très peur à la classe dirigeante, et ce dans tous les régimes politiques sans exception.

Commençons par un petit inventaire des régimes politiques en vigueur à ce jour aux quatre coins de la planète, histoire d’accorder les violons. Sur 193 pays, 136 sont des républiques, 34 des royaumes ou sultanats, 3 des principautés et 9 des unions ou fédérations qui peuvent mélanger plusieurs formes d’États.

Dans les républiques contemporaines, il existe trois principaux régimes politiques, plus un quatrième dont le statut est cor­rompu par deux siècles de mensonges, en­se­veli sous une montagne d’hypo­cri­sies. La contre­façon linguistique est implantée de­puis plus de deux siècles, si bien que tout le monde croit aujourd’hui que l’élec­tion des dirigeants politiques constitue « LE » signe absolu et exclusif de la démo­cratie. Ce qui bien entendu est tota­le­ment faux, puisque l’élection permet aux dicta­teurs d’accéder au pouvoir ; l’histoire l’a sans cesse prouvé, comme il sera montré une fois encore dans la suite de ce billet.

Voyons d’abord quels sont ces quatre régimes politiques :

• Régime présidentiel
• Régime parlementaire
• Régime fédéraliste
• Le quatrième, c’est le régime démo­cra­tique, objet de con­tro­verses et de con­tre­façon en tout genre.
  1. Régime présidentiel :
    Régime politique dans lequel il existe une séparation des pouvoirs exécutif et législatif, avec un Parlement qui fait les lois, mais dans lequel le chef de l’exécutif est fort et stable. On parle de présidentialisme lorsque l’équilibre entre les pouvoirs est rompu, et que le régime consiste en l’hégémonie du président et la réduction des pouvoirs du Parlement.
    ► Lien Wikipédia pour en savoir plus
  2.  Régime parlementaire :
    À l’inverse, on parle de régime parlementaire, lorsque les pouvoirs exécutifs et législatifs sont séparés, mais exercent une influence mutuelle et équilibrée l’un sur l’autre (le Parlement peut engager la responsabilité politique du gouvernement et, à l’inverse, le gouvernement peut dissoudre le parlement) ; sa déviance est appelée régime d’assemblée, qui confère plus de pouvoir à une assemblée qu’une autre.
    ► Lien Wikipédia pour en savoir plus

  3. Régime fédéraliste :
    Système d’organisation, d’administration et de gouvernement dans lequel l’État est organisé en fédération et partage avec les États fédérés les diverses compétences constitutionnelles : législatives, juridictionnelles et administratives.
    ► Lien Wikipédia pour en savoir plus
    Ces trois premiers régimes politiques se distinguent les uns des autres et s’opposent entre eux, comme le montrent les définitions résumées ci-dessus. Pour plus de détail, suivre les liens vers l’encyclopédie Wikipédia.
  4. Régime démocratique :
    C’est le quatrième régime de la liste. La réalité que sous-tend le mot “démocratie” fait très peur à la classe dirigeante de tous les régimes politiques en vigueur sur la planète. D’où les contrefaçons et les impostures de la classe dirigeante pour corrompre le sens de la démocratie et l’empêcher d’advenir. Et ils y ont tellement bien réussi qu’elle ne trouve plus aujourd’hui de définition communément admise.
    Stricto sensu, le régime démocratique est celui qui donne au peuple la souveraineté, et le pouvoir de faire les lois. C’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Pour Jean-Jacques Rousseau, « la souveraineté du peuple ne peut pas être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée, car elle consiste essentiellement dans la volonté générale et la volonté générale ne se représente point ».
Un très lourd contentieux linguistique a fait suite à la Révolution française de 1789. La bourgeoisie à l’origine du complot révolu­tion­naire était foncièrement hostile à la démocratie, redoutant avant tout que le peuple s’empare du pouvoir. À tel point que traiter quelqu’un de démocrate était une insulte. En claire, dès que les bourgeois se sont emparés du pouvoir, ils se sont montrés ostensiblement démocratophobe. C’est ce qui ressort du discours d’Emmanuel Joseph Sieyès prononcé le 7 septembre 1789 :
« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté parti­cu­lière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »
De cette citation de Sieyès, on peut déduire une définition de la démocratie, avant les contrefaçons linguistiques qui en ont perverti le sens. Le but était d’amener le peuple à croire que c’est l’élection des dirigeants qui donne au régime politique sa qualité de “démocratie”. Ce qui est une énorme supercherie, bien évidemment. Et la fraude des mots et la contrefaçon lin­guis­tique éclatent au grand jour dans la con­tra­diction entre les articles deux et trois de la constitution :

art.2 
 • La devise de la République est “Liberté, Égalité, Fraternité”.
 • Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

art.3
 • La souveraineté nationale appartient au peuple [qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum].

Si la souveraineté d’un peuple se définit par son pouvoir de déterminer lui-même son statut politique et d’écrire ses lois, on ne voit pas par quel tour de passe-passe une souveraineté pourrait s’exercer par des représentants, comme l’avait si justement souligné Rousseau.

Quant au référendum, le dernier en date (29 mai 2005) démontre que la souveraineté n’appartient qu’aux prétendus représentants du peuple : à la question « Ap­prouvez- vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? », le « non » a recueilli 54,68 % des suffrages exprimés. Ce référendum n’a en rien empêché les dirigeants politiques français de ratifier ledit traité.

Conclusion :
La France n’a jamais été une démocratie. Pire encore, la cinquième république est une dictature si bien déguisée en démocratie que (presque) tous les Français sont persuadés vivre dans un pays démocratique. C’est oublier – ou ignorer – que pendant la Révo­lution française, le peuple était considéré par la bourgeoisie comme incapable de se gou­ver­ner lui-même.

En est-il autrement aujourd’hui ?

Non, les choses n’ont pas changé. Peut-être même ont-elles empiré. Ce qui fait la différence, c’est le niveau de vie de la classe moyenne qui donne l’illusion que “tout va bien dans le meilleur des mondes”. Les neuf millions de Français vivant sous le seuil de pauvreté sont pourtant une triste réalité, malheureusement “invisible” dans le paysage où chacun lute pour ne pas perdre son emploi.

Ainsi, la démocratophobie des dirigeants politiques passe inaperçue, tandis que les écrits de la révolution rapportent que le mot “démocrate” était à cette époque un terme péjoratif, une insulte pour désigner les extrémistes qui voulaient donner le pouvoir au peuple. Les démocrates n’ont jamais remporté la partie, notre constitution est née sur un système qui n’était pas du tout voulu comme une démocratie, bien au contraire. 

La bourgeoisie l’a emporté, et plus tard, lorsque le peuple a tenté à deux reprises une nouvelle insurrection (1830 et 1848), les émeutiers ont été durement réprimés dans des bains de sang. Depuis, la République française oscille entre régime parlementaire et régime présidentiel, sans que le peuple n’ait jamais eu gain de cause.  

Aujourd’hui moins encore qu’hier, la classe dirigeante n’est pas du tout disposée à donner la souveraineté au peuple.

À lire sur le même sujet :
► Des pervers psychopathes au pouvoir :
  • Comment démasquer un candidat psychopathe ?
  • Différence entre un psychopathe et un sociopathe ?
  • Signes révélateurs pour reconnaître un psychopathe
  • Alternative pour désigner les représentants politiques


la démocratie en question

Paul Dussert
Paul Dussert

lundi 20 avril 2015

Le capitalisme ? Un racket organisé par la classe dominante, avec la complicité de la classe politique dévoyée et corrompue par les racketteurs

Al Capone... le retour !

(Le billet de Loup Rebel)
Et pendant ce temps-là,
nos dirigeants politiques rampent 
devant l’empire de la finance.

D'aucuns n’hésitent pas à se prélever une part sur le butin du racket,
et on en voit courir dans les paradis fiscaux cacher leur trésor.

L’entreprise et sa gestion sont aujourd’hui au service exclusif de l’action­naire. L’idée d’un intérêt commun propre aux diffé­rents parte­naires de l’entreprise a disparu. Les salariés sont devenus la variable d’ajus­tement, les dirigeants ayant désor­mais pour mission première de satisfaire le désir d’enri­chis­sement des actionnaires et lui seul.

Ces pratiques semblent directement inspi­rées des méthodes d’Al Capone, le tsar du crime organisé aux États unis dans les années 1920. Aujourd’hui, ce néo­capi­ta­lisme aboutit au constat de l’impensable : des pauvres de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux, à cause de la crise, nous dit-on, mais une crise qui permet aux plus riches de s’enrichir toujours plus ! Les chiffres sont accablants... mais des chiffres qui ne parlent qu’à ceux qui veulent bien les entendre, pendant que d’autres font l’autruche et refusent de voir la réalité en face :

En 2015, les quelques 1 % des habitants les plus riches de la planète possèdent la moitié des richesses, 99 % de la population mondiale se partageant l’autre moitié.

Pensez-vous qu’il soit abusif de comparer le capitalisme du XXIe siècle à l’époque féodale des princes et des rois ?

Non, le retour à une féodalité revisitée par la toute-­puissance industrielle et finan­cière est une réalité :
Actuellement, les 85 personnes les plus riches du monde possèdent à elles seules autant que 3 milliards et demi de personnes, soit la moitié de la population mondiale...!

L’actualité économique, politique et sociale, nous indique que, dans notre société, le titre de propriété d’un outil de travail qui produit de la richesse donne à son détenteur des droits issus de la féodalité :
  • droit de captation de toute la ri­chesse pro­duite,
  • droit de vie et de mort sur les hommes et les femmes qui pro­dui­sent cette richesse.

Il faut savoir qu’en moyenne, un SDF meurt à 49 ans. Un chiffre bien éloigné de l’espérance de vie moyenne de la population française qui s’établit à 77 ans (en 2011).

Le chômage conduit en effet à une pauvreté grandissante, tuant chaque jour des hommes et des femmes : 390 en 2012, 453 en 2013, et plus de 500 en 2014. À ces chiffres « officiels », il faudrait ajouter les victimes indirectes, non comptabilisées, notamment les décès dus à l’impossibilité économique d’accéder aux soins (plus de 10 millions de pauvres en France en 2015, soit prochainement 25 % de la population).
« Un régime de subordination absolue
de la classe politique à la domination capitaliste »
On peut donc assimiler le néo-capitalisme à une domination « féodale », en totale infraction avec les droits fondamentaux de l’homme et du citoyen. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 prévoit 2 choses essentielles qui justifient à elles seules le recours à la violence pour lutter contre cette domination criminelle :
  • Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit (Art. 1er)
  • La résistance à l’oppression est un droit naturel et imprescriptible (Art. 2)

Entendons-nous bien, l’esprit de domination n’est pas une invention du capitalisme. On le retrouve à l’œuvre partout, dans la fonction publique comme ailleurs, y compris dans les organisations qui se disent anticapitalistes.

Mais si la lutte doit se mener sur plusieurs fronts, le premier est celui de la domination patriarcale, matrice de la propriété lucrative qui constitue le fondement du capitalisme, lui-même creuset de toutes les autres dominations « en cascade » dans l’échelle des classes sociales, en miroir de la hiérarchie et de l’autoritarisme.

Le modèle hiérarchisé du « grand chef » jusqu’au « petit chef » n’est pas non plus une invention du capitalisme. Néanmoins, avec le remplacement croissant de la main-d’œuvre par les machines et les robots, le caractère féodal de la domination patriarcale (et son corollaire : la propriété lucrative), a donné au néo-capitalisme une nouvelle puissance qui peut-être qualifiée de criminelle : droit de vie et de mort de l’employeur sur ses employés, ceux-ci n’ayant pas d’autres choix pour survivre que d’accepter la subordination « sans condition » à l’actionnaire propriétaire de l’outil de production.
La lutte des classes relève du même impératif que toutes
les autres luttes contre les inégalités et discriminations
(femmes/hommes, racisme, etc...)
La domination de quelques-uns pour subordonner les autres est la première inégalité que les responsables politiques ont le devoir de combattre. Les gouvernants ayant choisi la trahison du peuple, la lutte contre toutes les formes de domination ne se fera que par des actes de rébellion, en bandes organisées pour plus d’efficacité. Faute de dialogue, la violence est le dernier recours.

Si vous avez envie d’en apprendre plus sur la domination capitaliste, celle qui laisse aux plus riches le pouvoir de décider de vos conditions de vie, allez à la source : lisez les textes fondateurs de Karl Marx. Vous trou­ve­rez ci-dessous une liste de livres traduits en français et disponibles en télé­char­ge­ment gratuit (PDF, doc, ou HTML).
Les fans de Karl Marx y trouveront leur bonheur, autant que les néophytes. Si vous ne deviez lire qu’un seul livre, lisez le premier de la liste, indispensable pour comprendre en quoi le « le travail subor­donné »(1), corollaire du capita­lisme, est un véritable fléau qui détruit toute idée de fraternité, car il s’oppose à l’égalité autant qu’à la liberté :

(1) Travail subordonné : expression politiquement correcte pour dire escla­vage.

Le travail subordonné, c’est aussi celui de tout salarié lié à un employeur par un contrat de travail : l’entreprise, propriétaire de l’outil de production, « achète » le travail fourni par le salarié pour produire de la richesse... au profit des actionnaires rentiers.

Explications :
Dans un système capitaliste, le contrat de travail est en réalité un contrat de subor­di­na­tion à la rente du capital :
  1. l’outil de production est la propriété lucrative des actionnaires,
  2. le salarié est subordonné à la rentabilité, profitable aux actionnaires,
  3. plus les coûts de production sont élevés, plus la rentabilité baisse,
  4. pour réduire les coûts et optimiser la rente, la variable d’ajus­te­ment consiste à réduire les salaires, et/ou le nombre de salariés.
Franck Lepage et Gaël Tanguy ont mis en scène des petits contes politiques et autres récits non autorisés : « Travail libre – Travail subordonné : Travailler moins pour gagner plus » ou l’impensé inouï du salaire... une autre histoire du travail et de la protection sociale... »
La vidéo est disponible sur YouTube (https://youtu.be/cqIcOaKAX4k) _________________________________________________
Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

lundi 13 avril 2015

Comprendre la démocratie pour les nuls


(Le billet de Loup Rebel)
  • Démocratie
  • Contrat social
  • Constitution
“Ce n'est pas la Constitution qui crée le peuple,
mais le peuple qui crée la Constitution”
Vivre ensemble n’est pas naturel. D’où la nécessité d'un “Contrat social”, défini par Jean-Jacques Rousseau en 1762 : "La vie en société résulte d’un contrat social, c’est-à-dire un accord de volonté qui engage des individus, par nature indépendants, libres et égaux, qui forment un ensemble politique – la nation – et acceptent de se soumettre au pouvoir collectif. Ce pouvoir ne doit léser aucun de ses membres."

La démocratie arrive dans la suite logique du contrat social. Elle est initiée par une “Constitution” :

« La démocratie naît de l’union des hommes jouissant, en tant que société organisée, d’un droit souve­rain sur tout ce qui est en leur pouvoir. De même que ce n’est pas la religion qui crée l’homme, mais l’homme qui crée la religion, ce n’est pas la Constitution qui crée le peuple, mais le peuple qui crée la Constitution. La démocratie est, en quelque sorte, à toutes les autres formes de l’État, ce que le christianisme est à toutes les autres religions. Le christianisme est la religion par excellence, l’essence de la religion, l’homme déifié considéré comme une religion particulière. De même, la démocratie est l’essence de toute Consti­tu­tion politique : l’homme socialisé considéré comme Constitution politique particulière... L’homme n’existe pas à cause de la loi, c’est la loi qui existe à cause de l’homme : c’est une existence humaine, tandis que dans les autres formes politiques l’homme est l’existence légale. Tel est le caractère fondamental de la démocratie. » (Karl Marx, Berlin 1841)
Le socialisme ne viendra pas d’un gouvernement.
Les dirigeants du parti socialiste sont des imposteurs.
« Le socialisme est devenu une nécessité, non seulement parce que le prolétariat ne veut plus vivre dans les conditions matérielles que lui réservent les classes capitalistes, mais aussi parce que nous sommes tous menacés de disparition si le prolétariat ne remplit pas son devoir de classe en réalisant le socialisme.
[...]
La lutte pour le socialisme ne peut être menée que par les masses, dans un combat corps à corps contre le capitalisme, dans chaque entreprise, opposant chaque salarié à son employeur. Alors seulement il s’agira d’une révolution socialiste. »
(Rosa Luxemburg, 31 décembre 1918, extraits du « Discours sur le pro­gra­m­me ».)

Lien : ►le concept de la démocratie socialiste chez Marx

Karl Marx, fondateur de la pensée socialiste-libertaire...?

Après la première tentative d’une critique radicale des théories du capital (inédits jusqu’en 1932), Marx formule une conception de la démocratie où il va beaucoup plus loin que dans les articles qu’il avait publiés quelques mois auparavant dans la Rheinische Zeitung, pour livrer bataille à la censure prussienne : en s’attaquant aux fondements réels de l’autorité politique, à la propriété lucrative, et à la bureau­cratie, Karl Marx rejoint la philosophie libertaire des anarchistes.

Si vous avez envie d'en apprendre plus sur la démocratie, la vraie, celle qui ne laisse pas aux plus riches le pouvoir de décider à votre place, allez à la source : lisez les textes fondateurs de Karl Marx. Vous trou­ve­rez ci-dessous une liste de livres traduits en français et disponibles en télé­­char­­ge­ment gratuit (PDF, doc, ou HTML).
Les fans de Karl Marx y trouveront leur bonheur, autant que les néophytes. Si vous ne deviez lire qu'un seul livre, lisez le premier de la liste, indispensable pour comprendre en quoi le “le travail subor­donné”(1), corollaire du capita­lisme, est un véritable fléau qui s'oppose à la démocratie :

(1) Travail subordonné : expression politiquement correcte pour dire escla­vage.

Le travail subordonné, c’est aussi celui de tout salarié lié à un employeur par un contrat de travail : l’entreprise, propriétaire de l’outil de production, « achète » le travail fourni par le salarié pour produire de la richesse... au profit des actionnaires rentiers.

Explications :
Dans un système capitaliste, le contrat de travail est en réalité un contrat de subor­di­na­tion à la rente du capital :
  1. l'outil de production est la propriété lucrative des actionnaires,
  2. le salarié est subordonné à la rentabilité, profitable aux actionnaires,
  3. plus les coûts de production sont élevés, plus la rentabilité baisse,
  4. pour réduire les coûts et optimiser la rente, la variable d'ajus­te­ment consiste à réduire les salaires, et/ou le nombre de salariés.
Franck Lepage et Gaël Tanguy ont mis en scène des petits contes politiques et autres récits non autorisés : « Travail libre – Travail subordonné : Travailler moins pour gagner plus » ou l’impensé inouï du salaire... une autre histoire du travail et de la protection sociale... »

La vidéo est disponible sur YouTube (https://youtu.be/cqIcOaKAX4k)
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Loup
Loup Rebel
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dimanche 29 mars 2015

La psychanalyse conduit-elle à l'anarchie ?

(Paroles de Psy)

Une « éducation » réussie sera celle qui aura su proposer
les moyens d'émanci­pation pour échapper à la tutelle...
de l'éducateur... et de son autorité.

Éduquer, disait Lacan, est « impossible ».
C'est sur cet impossible, autant que sur les « impasses de l'enseignant » et sa capacité à tenir une place subjective, que l'éducation érige la réussite... (ou l'échec !) d'un futur incertain de l'apprenant, être humain en devenir, adulte, éclairé et libre. Par « enseignants », il faut entendre parents, profs, éducateurs, et autres éveilleurs de conscience...

Là où l'éducation a échoué dans son rôle émancipateur, la question se pose de savoir si la psychanalyse nous fait évoluer de l'inconscient chaotique et insociable vers le conscient structuré, domestiqué, dompté, maîtrisé, disci­pliné... ou bien vers une conscience libertaire ? 

La rumeur urbaine affirme que, à notre conscience structurée, s'oppo­se­rait un inconscient chaotique. Il peut paraître en effet séduisant de définir l’incons­cient comme anarchiste et de réduire la psychanalyse à un simple rôle de normalisation. En gros, une fois soigné, le révolutionnaire deviendrait soumis à l'autorité de la pseudo-démocratie. Avec Jacques Lesage de La Haye, anar­chiste militant, psychanalyste, écrivain, ancien taulard, on est invité à une réflexion un peu plus nuancée, au-delà des apparences et des idées reçues.

L’inconscient est en chacun de nous un univers de pulsions, de désirs, d'émotions, d'affects et de sentiments enfouis et refoulés qui semblent se jouer de toute règle sociale. Cet inconscient obéit à des principes de fonctionnement primaires qui échappent aux lois les plus élémentaires de la vie en collectivité.

Cela peut se traduire par « moi d'abord » ! Ou encore : « Je n'accepte aucun interdit ». Ensuite : « je veux tout, tout de suite, et tout le temps ». Enfin : « J'élimine tout ce qui se trouve en travers de ma route ».

Nous retrouvons un peu l'espèce animale, seulement plus élaborée, affirmée, pré-conscientisée ou verbalisée. Ce n'est pas cela que l'on appelle l'anarchie. Cette théorie politique implique l'auto­discipline, l'ordre, sans la hiérarchie et l'autorité qui en découle bien sûr, mais avec la gestion directe, qui est essentiel­lement collective et consensuelle.

Évidemment, l'inconscient fait preuve de violence, de colère, de révolte, d'esprit de contestation et même de subversion. Cela survient, lorsqu'il est frustré. Nous retrouvons bien là les immenses capacités de création, mais aussi de destruction de l'être humain. La pulsion de vie devient parfois malade, morbide, agresse autrui ou se retourne contre elle-même et s'automutile.

C'est ce qui a poussé Freud à croire en l'existence d'une pulsion de mort. Cela traduit surtout son pessimisme radical, alors qu'il s'agit seulement d'une évolution patho­logique de la pulsion de vie.

En tout cas, l'anarchisme ne se réduit pas à la violence, à la révolte, à la contestation et à la révolution. La violence peut-être raciste, la révolte religieuse intégriste, la contestation fasciste et la révolution marxiste-léniniste. Limiter l'anarchisme à ces critères revient à tomber dans le panneau classique où il n'est question que de désordre, de violence et de chaos. Ce schéma sert le pouvoir en place. Il suffit de lire ou d'écouter les journalistes et les hommes politiques, lorsqu'ils parlent d'anarchie.

L’inconscient, dans ce sens, n’atteint pas un niveau suffisant d’organisation, de conscience (et pour cause !), ni de prise en compte de la dimension collective, pour parvenir à des comportements réellement libertaires.

Pourtant, nous pouvons admettre que l'inconscient paraît libertaire, au sens primaire du terme qui implique le refus de toute contrainte. Mais nous savons bien qu'il s'agit là d'un cliché populaire ne correspondant en rien à la véritable définition de l'anarchisme. Il s'agit tout de même d'un projet de société faisant appel au sens le plus élevé de la responsabilité humaine, ce qui n'est le cas ni du communisme, ni du libéralisme, ni même de la social-démocratie. Ces sys­tèmes sont basés sur l'autorité, la con­trainte, et l'exploitation de l'homme par l'homme. La langue de bois et la phrasé­ologie idéologique leur servent d'alibi et de rideau de fumée.

Nous sommes bien là dans le principe de plaisir de l'élite au détriment du plus grand nombre. Le principe de réalité de l'anar­chisme ne privilégie personne et s'applique à produire le bien-être de tous, ou en tous cas de le favoriser.

Un dernier point reste à aborder : la psycha­nalyse, qu'elle soit exclusi­vement verbale, ou bien émotion­nelle et corpo­relle, vise à libérer l'individu de ses con­traintes intérieures et de ses inhibi­tions. Par ailleurs, elle nous amène à nous différencier de l'autre et donc à prendre son désir en considé­ration. Il ne s'agit plus de vouloir tout, tout de suite, et tout le temps. Le sujet devient donc libre et respectueux de la liberté d'autrui. Ce qui est profon­dément libertaire.

Les patients ne deviennent pas tous libertaires en fin d'analyse. Sans doute en raison de leurs limites personnelles, leurs inhibitions, et surtout à cause du respect insuffisant d'autrui. Mais bien plus encore par ailleurs, ne l'oublions pas, à cause de leur psychanalyste qui, tout à fait inconsciemment, leur aura transmis ses propres limites, théoriques, dogmatiques, philosophiques, politiques ou idéologiques.

Le psychanalyste, attentif à ne pas interrompre le processus d'éveil de son patient, lui permet d'aller jusqu'au bout de lui-même et de s'ouvrir pleinement à la vie. L’analysé sera désormais totalement libre et respectueux également de la liberté d'autrui. Il pourra même aller jusqu'à se sentir vraiment libre seulement si l'autre l'est aussi complètement. Cela ne signifie pas qu'il rencontrera les théories anarchistes sur son chemin. Mais son comportement sera, en réalité, profondément libertaire.


Parole de psy
Paul Dussert
Paul Dussert

mercredi 18 mars 2015

La « destinée manifeste » Un génocide ethnique au nom de Dieu

(La démocratie en question)
Par les trahisons répétées de nos élus,
depuis un demi siècle l'histoire de la France
est intoxiquée par celle de l'Amérique.
Pour en finir avec les tromperies des candidats,
il faut refuser les élections, toutes les élections.


Il était une fois... l'Amérique... et sa foi en Dieu... pour sanctuariser son projet hégé­mo­nique de conquérir le monde, pour le soumettre et imposer à tous les peuples un modèle de société unique, prétendu universel et supérieur à toutes les civilisations.

L'hypocrisie est aujourd'hui démasquée : sous couvert d'instaurer la paix sur la planète, les États-Unis d'Amérique nourrissent depuis toujours ce complot colonialiste, inscrit dans les gènes de l'Amérique depuis son origine.

L'histoire a commencé vers 1840 avec la conquête de l'ouest du continent nord- américain, devenu depuis les États-Unis d'Amérique.

Les déportations des Amérindiens ayant survécu aux massacres perpétrés par les unités militaires britanniques ont été justifiées par deux idéologies dominantes : la théorie de la « race supérieure » d'une part, et une théorie fumeuse avancée par les « pseudo-humanistes » d'autre part.

La théorie de la « race supérieure » prétend que les peuples « inférieurs » disposent de la terre pour une durée limitée (trust, dans le droit anglo-saxon), jusqu'à ce qu'une « race supérieure » arrive et s'en empare pour une meilleure productivité. Les humanistes défendent une autre théorie tout aussi saugrenue et insidieuse selon laquelle le déplacement des Indiens les éloignerait des mauvaises influences et les aiderait à préserver leur culture. Aucune de ces théories ne prend en compte le lien intime des Amérindiens avec leur terre, ni l'effet mortifère du déracinement social et physique. Par exemple, les tribus dépendaient d'animaux et de plantes locales, pour des usages alimentaires, médicinaux et culturels, qu'elles ne retrouvent plus dans la région où elles sont déportées.

La Destinée manifeste est la croyance que les États-Unis auraient reçu de Dieu la mission de dominer la région allant de la côte atlantique à la côte du Pacifique. Ce concept est apparu avant l'indépendance des États-Unis, mais le terme est inventé par le journaliste John O'Sullivan en 1845, et devient le cri de ralliement des expansionnistes dans les années 1840. Il est une justification morale et religieuse tout autant que politique et économique pour la conquête, sans égard pour les conséquences sociales et légales vis-à-vis des Amérindiens. Implicitement, cette position suppose que les Américains prétendent remplacer dans l'Ouest toute nation étrangère ou tribu amérindienne, avec la bénédiction de Dieu. Dans l'un de ses articles, O'Sullivan écrit : « Plus loin, plus loin avec tout cet ensemble de droits à la découverte, à l'exploration, à la colonisation, la continuité, etc. La revendication américaine est, de par la légitimité conférée par la Destinée manifeste, de pouvoir nous répandre et posséder tout le continent que la Providence nous a donné pour le développement de la grande expérience de liberté et d'autonomie fédératrice qui nous a été confiée ».

Deux siècles plus tard, la destinée manifeste reprend du service : l'Amérique entreprend d'étendre son empire au monde entier. Après la Société des Nations de 1919, sous l'impulsion de Roosvelt est fondé en 1945 l'Organisation des Nations unies (ONU), à San Francisco. L'objectif officiel étant la sécurité internationale, le développement économique, le progrès social, les droits de l’homme et la réalisation à terme de la paix mondiale, Roosevelt devenait (post-mortem) le « sauveur du monde »... Mais pour assurer la paix dans le monde, il fallait une force militaire... souvenez-vous : pour légitimer la guerre, voire lui donner un caractère « sacré », on dit qu'on fait la guerre pour la paix... Pour la paix ! Et les peuples applaudissent naïvement, convaincus de l'honnêteté des responsables politiques. Ainsi fut créée en 1949 l'OTAN, s'appuyant sur la signature à Washington le 4 avril 1949 du Traité de l'Atlantique Nord concluant à l'Alliance atlantique pour une organisation politico-militaire de sécurité collective.

En réalité, l'OTAN a surtout permis de répandre dans le monde l'idée que le seul salut des peuples était de se conformer au modèle de la société américaine, ou si non, mourir...

Le gouvernement actuel de la France ne fait que poursuivre la politique des précédents, soumis à l’impérialisme des USA dont il n’est qu’une simple et obéissante courroie de transmission.

La grande illusion, c'est de croire que les politiques représentent le peuple qui les a élus, alors qu'ils sont les sbires d'un pouvoir extérieur à la France. Ils sont la réincarnation du pseudo-pouvoir de Pétain, qui n'avait que le pouvoir... d'obéir aux nazis.

Quand les Français refuseront – par une abstention massive – d'élire les traîtres, la France aura une chance de retrouver ses couleurs. La démocratie pourra (enfin !) s'instaurer, avec des représentants du peuple choisis parmi tous les citoyens. Aucun ne pouvant prétendre être supérieur aux autres, les représentants seront désignés pour une duré limitée par tirage au sort, avec droit de rétractation et de révocation.

Quelques liens et références :
  ► Qu'est-ce que la démocratie ?
  ► Wikipédia :


La démocratie en question
Paul Dussert
Paul Dussert

lundi 16 mars 2015

Voter ou pas...qui gouvernent réellement la France ?

(Le billet de Loup Rebel)
Si voter changeait quelque chose,
il y a longtemps que ça serait interdit.

(Coluche)

Dans la France occupée, le gouvernement de Vichy n'a pas eu d'autre choix que d'appliquer la politique dictée par le pouvoir nazi. Les « rapporteurs de l'histoire » ont affirmé que ce pouvoir nazi aurait « disparu » après 1945... Affirmation gratuite... au service de quelle propagande...?

Moins de 4 ans plus tard naissait une organisation politico-militaire de sécurité collective, baptisée « Alliance Atlantique », ou Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN)*, signée à Washington le 4 avril 1949.

Cette Alliance avait officiellement pour vocation initiale d'assurer la sécurité de l'Occident contre les ambitions de conquête de l'URSS.

En réalité, l'OTAN a surtout permis de répandre dans le monde l'idée que le seul salut des peuples était de se conformer au modèle de la société américaine.

Le gouvernement actuel de la France ne fait que poursuivre la politique du précédent. Il est subor­donné d’une façon identique à l’impérialisme des USA dont il n’est qu’une simple et obéissante courroie de transmission.

François Hollande « élu » président de la République a poursuivi le même combat politique et idéologique contre la France, contre son indépendance et ses valeurs républicaines.

En faisant l’éloge de Jules Ferry, Hollande s’est empressé de réhabiliter le colo­nia­lisme rebaptisé aujourd’hui « droit d’ingérence humanitaire ». Il légitime par ailleurs toutes les formes de collaboration avec l’étranger en estimant que « l’État français », construction étatique au service des nazis durant leur occupation de la France de 1940 à 1945, continuait de représenter la France.

À l'heure d'une élection, qu'elle soit nationale ou locale, les consciences s'éveillent. La somme des abstentions et des votes blancs sont en voie de représenter les deux tiers des Français. Un tiers encore reste atteint de cécité, incapable de voir que leur vote ne fera rien changer à la politique qu'ils subissent...

Voter, ou pas voter, là n'est pas le réel problème, car si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit.

C'est exactement le contraire de ce qui se passe actuellement : rendre le vote obligatoire pour interdire toute possibilité de changement.

Est-ce que tu comprends ça ?

Si oui, alors on peut avancer, et aller à la cause des causes :

Ceux à qui nous attribuons « LE » pouvoir, les politiques, ne sont en réalité que les marionnettes du véritable pouvoir : les maîtres du monde, incarné dans l'OTAN, avec ses « armes silencieuses », armes de destruction massive de la pensée par la propagande et la manipulation. En particulier le groupe Bilderberg*, initié par l'OTAN et fondé en 1954 par les plus éminentes personnalités d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord. Le groupe Bilderbergs vise à convaincre les leaders et à manipuler l’opinion publique à travers eux pour faire adhérer les peuples aux concepts et aux actions de l’Alliance atlantique.
Organigramme de l'ordre mondial

Conclusion : tu votes, tu votes pas, c'est pareil que si tu pisses dans un violon. Tu perdras moins ton temps si tu vas à la pêche, ou aux champignons... à moins que tu sois prêt à prendre le maquis, entrer en résistance, et à renverser le pouvoir, du moins ceux qui le représentent en France. Car la grande illusion, c'est de croire que les élus nous représentent, alors qu'ils sont les sbires d'un pouvoir extérieur à la France. Ils sont la réincarnation du pseudo-pouvoir de Pétain, qui n'avait que le pouvoir... d'obéir aux nazis.

* Références et liens :
  ► Bilderberg et ordre mondial :
  ► Wikipédia et autres articles :
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Loup
Loup Rebel
Loup Rebel


dimanche 1 mars 2015

Armes de destruction massive de la pensé

(La démocratie en question)
Méthodes pour un parfait contrôle de la société :
10 principes-clés pour obtenir une société « soumise »
qui ne songeraient même pas à se révolter.


En plus des techniques de manipulation décrites dans un précédent billet sur « La fabrication du consentement », sont présentés ici quelques principes utilisés par les criminels au pouvoir pour soumettre les peuples et les réduire à l'esclavage. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves vont jusqu'à vénérer leur servitude et leurs maîtres.

Voici donc la liste des 10 principes* :
  1. Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s'y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l'idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des hommes.
  2. Formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.
  3. Poursuivre le conditionnement en réduisant de manière drastique l'éducation, pour la ramener à une forme d'insertion professionnelle.
  4. Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limité, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l'accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l'information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout : pas de philosophie.
  5. User de persuasion et non de violence directe : diffuser massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l'émotionnel ou l'instinctif. Occuper les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d'empêcher l'esprit de penser.
  6. Placer la sexualité au premier plan des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n'y a rien de mieux. En général, faire en sorte de bannir le sérieux de l'existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d'entretenir une constante apologie de la légèreté, pour que l'euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
  7. Le conditionnement doit produire de lui-même une telle intégration que la seule peur – qu’il faut entretenir – est celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.
  8. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un « décérébré », aliéné à ceux qui lui dictent le comportement d'un « bon citoyen », et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau de moutons.
  9. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, et inversement, ce qui menace de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.
  10. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. Si besoin, il est facile de corrompre un individu subversif en lui proposant de l’argent et du pouvoir.
Ainsi, grâce au contrôle des pensées, à la terreur constamment martelée pour maintenir l'individu dans un état de soumission voulu, nous sommes aujourd'hui entrés dans la plus parfaite dictature, une dictature qui a les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songent pas une seconde à s'évader, et encore moins à renverser les tyrans auxquels ils font allégeance. Un système d'esclavage où la docilité totale et parfaite est obtenue grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves allant jusqu'à avoir l'amour de leur servitude et l'admiration de leurs maîtres. 

*Synthèse inspirée du livre « Sagesse et révolte » du philosophe Serge Carfantan, lui-même inspiré par Aldous Huxley dans son roman de politique-fiction « Le meilleur des mondes ».

Autres références :
  ► Joule et Beauvois dans les années 2000
  ► Wikipédia :


La démocratie en question
Paul Dussert
Paul Dussert


lundi 23 février 2015

Apologie du terrorisme... ou de la résistance ?

(Le billet de Loup Rebel)
Le terrorisme a forcément une cause :
C'est quand l'opprimé résiste à l'oppresseur.
Pas d'oppresseur = pas de terroristes.

L'opprimé pose des actes de résistance, que l'oppresseur qualifie d'actes terroristes.

Pendant l'occupation allemande, entre 1940 et 1945, le gouvernement de Vichy a trahi la France en combattant les actes terroristes commis par les résistants français.

Aujourd'hui, le gouvernement trahit les Français en s'alliant avec des chevaliers d’industrie pour combattre les actes terroristes commis par les résistants des pays riches en ressources naturelles pillées par les grandes puissances du banditisme international. Pour défendre leur liberté de s'approprier les richesses de leurs voisins et se donner bonne conscience, ces gangsters prétendent agir au nom de la démocratie... Démocratie imposée par les armes et les guerres... Faire la guerre pour la paix, nous bonimentent les faussaires du pouvoir, les escrocs aux dents longues prêts à tout pour fonder leur empire et s'asseoir sur le trône. 

Si on en juge par le dernier référendum, en 2005, croire au père Noël n'est pas plus ingénu que considérer notre régime politique comme étant une démocratie.

Le rêve des Français pour la liberté, l'égalité, et la fraternité, ne se réalisera qu'au prix d'une action martiale pour mettre hors d'état de nuire les voyous qui nous gouvernent.

En dehors de ça, le seul droit que tu obtiendras, c'est celui de fermer ta gueule.

La « résistance » face à un oppresseur déterminé à soumettre un peuple contre sa volonté ne peut aboutir que par la force et les armes... Ce qu'un pouvoir politique dogmatique nomme « terrorisme », en réalité cela s'appelle « entrer en résistance ». Et « faire de la résistance », c'est un devoir de citoyen.
On le sait, l'art du salop, c'est de détourner les mots pour en pervertir le sens et tenter de faire passer sa victime pour le salop.
Et ça, les escrocs au pouvoir savent le faire à la perfection... preuve qu'ils sont des salops de la pire espèce. Voilà pourquoi ils se mobilisent pour interdire l’apologie de la résistance, qu'ils ont pris soin de rebaptiser « terrorisme ».

Aux armes citoyens !
Descendons dans la rue
Marchons ! marchons !
D'un seul désir
Pour notre sédition !

Ensemble, citoyens !
Œuvrons pour la nation !
Marchons ! marchons !
Qu'un chant nouveau
Unisse la nation !

Aux armes, citoyens !
La paix nous gagnerons.
Marchons ! marchons !
Que la justice
Unisse la nation !

Ensemble, citoyens !
Formons l'union sacrée !
Marchons ! marchons !
Pour la nation
Et la fraternité !

Aux armes, citoyens !
Œuvrons pour la nation !
Marchons ! marchons !
D'un seul désir
Pour notre sédition
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Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

lundi 16 février 2015

La « fabrication » du consentement

(La démocratie en question...)
Trois mots clefs pour « fabriquer » le consentement :
« autorité »
« liberté »
« engagement »

Savoir que des méthodes très efficaces de manipulation existent et sont utilisées pour gouverner devrait être enseigné dès le plus jeune âge, en même temps que les cours d'éducation civique. Évidemment, il ne faut pas compter sur les représentants du pouvoir politique pour inclure ça dans les programmes officiels de l'éducation nationale, car cela reviendrait pour le gouvernement à se tirer une balle dans le pied, et peut-être même dans la tête. Imaginez : les stratégies pour « fabriquer » le consen­tement des citoyens révélées à tous !
La technique de manipulation abordée ici relève de la « psychologie de l'engagement ». Elle permet d'obtenir une « soumission librement consentie ». C'est la plus utilisée parmi d'autres, car la plus efficace, la plus douce (vous la subissez sans vous en rendre compte), et en prime elle vous gratifie d'un sentiment de liberté dans vos actes.
D'autres stratégies de manipulation sont mises en œuvre par les dirigeants de tout bord, du chef d'entreprise au chef de l'État, en passant par les responsables de la fonction publique à tous les échelons hiérarchiques. Elles sont le plus souvent associées à celle de l'engagement, et sont décrites en détail par Joule et Beauvois dans un petit livre très facile à lire : « Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens ».(1)
  • Expérience de l'autorité exercée sur des enfants.
  • Comparaison de 2 méthodes de gouvernance pour obtenir le consentement.
  • Dans un groupe de 100 enfants, une consigne est donnée.
  • Le groupe est alors divisé en 2 sous-groupes de 50 enfants.
Le premier groupe est soumis à un autoritarisme fort, le second à une gouvernance par l'engagement (qui pourrait être qualifié de libertaire, puisque non-autoritaire).
  1. Gouvernance par l'autoritarisme fort, avec utilisation d'une menace sévère explicite : « si tu ne respectes pas la consigne, je serais très en colère et je serai obligé de te punir ! ».
  2. Gouvernance par l'engagement, sans autoritarisme, sans menace explicite : « si tu ne respectes pas la consigne, ce n'est pas bien ».
Trois semaines plus tard, les enfants sont à nouveau confrontés à la consigne :
  • 33 % des enfants ayant subi une menace sévère explicite respectent la consigne. Le sentiment de soumissions induit la transgression, seule alter­native pour se sentir libre dans ses actions pour 67 % des sujets.
  • 71 % des enfants n'ayant subi aucune menace explicite respectent la consigne, contre 33 % parmi ceux ayant reçu une menace sévère. L'enfant non soumis à une menace se sent libre dans ses actions ; rien ne l'oblige à obéir, c'est lui qui a choisi. On retrouve ici les effets de l'enga­­gement induit par le senti­ment de liberté.

On peut en conclure que l'autorité fondée sur la menace de sanction est inefficace pour assurer l'ordre et le respect des règles. En revanche, la gouvernance par l'engagement peut sembler « libertaire », en ceci que le sentiment de liberté incite le sujet à assimiler et à intérioriser les valeurs de son environnement et les règles qui en fondent l'ordre. Toutefois, la gouvernance par l'engagement est une stratégie hautement manipulatrice entre les mains d'un dictateur qui voudrait imposer ses lois « en douceur »... À bon entendeur...

Ramenée dans une démocratie « réelle », cette expérience démontre ce que les libertaires savent depuis toujours :
  • L'autorité, c'est le désordre qui engendre la violence répressive : 67 % des individus ne respectent pas les règles.
  • La non-autorité, c'est l'ordre qui engendre la non-violence et la paix : 71 % des individus respectent les règles.
Cette expérience a été réalisée à plusieurs reprises depuis une cinquantaine d'années, sans jamais démentir les résultats présentés ici.
En psychologie sociale, la théorie de l'engagement est liée à la notion de « soumission librement consentie ». Elle figure en première place des stratégies de manipulation, associée avec quelques autres révélées au grand public dans le « Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens » par Joule et Beauvois (Presses universitaires de Grenoble, 1987, 1991 et 2002)

(1)Autres références :
Wikipédia :
Joule et Beauvois dans les années 2000
  • Introduction à la psychologie de l'engagement (document PDF)

  • La célèbre expérience de soumission à l'autorité de Stanley Milgram, reprise dans le film d'Henri Verneuil « I comme Icare », restituée dans l'intégralité de sa séquence avec les commentaires sur l'implication et les conséquences de l'expérience :
    Soumission à l’autorité – expérience de Milgram

    Dans un pays civilisé, démocratique et libéral, les 2/3 de la population sont capables d’exécuter n'importe quel ordre émanant d'une autorité supérieur...
    Le film complet (1 h 58') est disponible sur YouTube : http://youtu.be/iyDzZoyOJzY


    La démocratie en question
    Paul Dussert
    Paul Dussert